Richard Wagner

(1813-1883) Epoque Romantique

Né à Leipzig, Wagner s’intéresse à la musique grâce aux œuvres de Beethoven et de Weber, puis rêve d’un opéra « art total ». Après des ouvrages de jeunesse grandioses, mais d’inspiration inégale, et un décevant séjour à Paris, c’est à Dresde qu’il fait triompher Rienzi et surtout Le Vaisseau fantôme (1843), son premier authentique chef-d’œuvre, où se font jour les principes de « développement » et de « parenté » des motifs, qui trouveront leur aboutissement dans le fameux leitmotiv wagnérien. Avec Tannhäuser et Lohengrin, il abandonne l’histoire pour la légende et renoue ainsi avec l’héritage de Weber, sensible déjà dans Les Fées (1834) et de nouveau, sublimé, dans Les maîtres chanteurs (création à Munich en 1868). Mais à la fin des années 1840, Wagner intensifie ses recherches de grands sujets classiques ou pangermaniques et conçoit bientôt un drame sur le Nibelung, ce sera le Ring ou la « Tétralogie », quatre opéras et un prologue (L’Or du Rhin) et trois « journées » (La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux), dont la composition se répartit entre les années 1850 et 1870. Entre-temps, Wagner a aussi composé Tristan et Isolde et réussi à faire ériger son véritable temple du Festival de Bayreuth, où le Ring est créé en 1876 et Parsifal six ans plus tard, le sacré le substituant au mythe.

Francis Drésel, directeur de la programmation musicale de Radio Classique.