Proust et la musique : Wagner a profondément inspiré l’auteur d’À la Recherche du temps perdu

MARY EVANS/SIPA

Dans l’œuvre de Proust en général, et dans À la Recherche du temps perdu en particulier, la musique est omniprésente. Jusqu’à inspirer au grand auteur la forme même de ses phrases.

La musique dans les livres de Proust est d’abord celle des mots : cette mélopée entêtante des phrases qui s’enroulent sur elles-mêmes et se déroulent, disposées par l’auteur en « enroulements si gracieux qu’on croirait voir flotter à la dérive comme après l’effeuillement mélancolique d’une fête galante des roses mousseuses en guirlandes dénouées ».

La musique chez Marcel Proust se matérialise par d’innombrables allusions aux concerts publics et privés depuis les matinées des concerts Lamoureux jusqu’aux morceaux de piano joués par Morel ou d’autres personnages, dont le narrateur.

Swann doit son nom au cygne de Lohengrin

40 compositeurs ont été cités par l’écrivain au fil de ses nombreux volumes, au premier rang desquels, Wagner, le favori entre tous de Madame Verdurin. Les grands opéras du maître de Bayreuth sont la référence obligée de Proust, au point qu’on ait pu voir, dans la construction même de A La Recherche du temps perdu, un reflet de la construction très savante de La Tétralogie de Wagner.

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Le cygne de Lohengrin a valu son nom au personnage de Swann. Les filles-fleurs de Parsifal ont donné leur titre du deuxième volume du grand-oeuvre : A l’ombre des jeunes filles en fleurs. Quant à Tristan et Iseut, il faut y chercher la tonalité de la célèbre petite phrase musicale qui hante les Proustiens, la Sonate de Vinteuil qui rappelle Tristan.

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