Depuis Charleville, sa ville natale, Arthur Rimbaud s’ennuie à mourir. Malgré la fulgurante découverte de la poésie, il a la bougeotte. En 1870, il n’y tient plus, et profite de l’inattention de sa mère pour filer jusqu’à la gare. C’est la première étape de nombreuses échappées.
Le petit Arthur Rimbaud est le fils d’un militaire – jamais là – et d’une femme pieuse, vertueuse, autoritaire, Vitalie. C’est un enfant réservé dans une fratrie de 4, qu’on pourrait même dire taciturne. Mais à l’école, il brille par ses résultats et décroche des prix, avec des livres à la clé.
Il dévore tous les ouvrages qui lui passent sous la main, et commence à écrire lui-même. Ses pensées sont déjà un peu effrontées : « que m’importe, moi, qu’Alexandre ait été célèbre ? Que sait-on si les Latins ont existé […] Quel mal ai-je fait pour qu’ils me flanquent au supplice. Moi, je serai rentier ».
Une fuite vers Paris qui le conduit en prison
Il fait la rencontre d’un professeur qui va devenir son mentor, Georges Izambard, qui le rendra un peu plus léger. L’enseignant l’encourage à écrire, et même à publier.
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Il faut dire qu’Arthur s’ennuie ferme dans cette ville de Charleville qu’il trouve léthargique et assoupie. Le jeune homme commence à envisager sérieusement de se rendre à Paris. Sa première incursion sera un échec, et le conduira même à la maison d’arrêt !
Franck Ferrand vous raconte la suite
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