Alors que des incendies dévastateurs ont traversé la France, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a annoncé une très mauvaise nouvelle. Cet été caniculaire risque de coûter jusqu’à 15 milliards d’euros, une facture salée…
Si le retour de vacances vous déprime, pensez à la rentrée de Monique Barbut. Aux abonnés absents au moment où des milliers d’hectares partaient en fumée, la ministre de l’Ecologie a soudain refait surface pour annoncer… une très mauvaise nouvelle.
10 à 15 milliards d’euros : c’est donc la facture estimée des incendies, des sécheresses et des canicules à répétition qui ont rythmé cet été suffoquant. Soit, tenez-vous bien, jusqu’à un demi-point de croissance en 2026.
Alors, on ne connaît pas vraiment la méthodologie qui se cache derrière le chiffre avancé mercredi par Monique Barbut. Une estimation à prendre avec précaution, mais qui proviendrait, selon la ministre, de projections de l’Insee. Voilà au moins, se dit-on, un gage de fiabilité. Sauf que, l’Insee a rapidement fait savoir qu’il n’était absolument pas à l’origine de ce bilan. Et Matignon s’est bien gardé de confirmer ou infirmer le montant évoqué par Monique Barbut.
Monique Barbut sera la grande absente du déplacement de Sébastien Lecornu en Gironde
Pas moins de six ministres accompagneront pourtant Sébastien Lecornu pour parler résilience et reconstruction. Annie Genevard pour l’Agriculture, Vincent Jeanbrun pour le Logement, ou encore Laurent Nunez pour la Sécurité civile. Et pour l’environnement… faute de Monique Barbut, ce sera Matthieu Lefèvre, son ministre délégué à la Transition Écologique. Un numéro deux proactif que beaucoup imaginaient déjà succéder à Monique Barbut, au moment de sa vraie-fausse démission, avant qu’Emmanuel Macron lui-même ne finisse par convaincre la ministre de rester… à contrecœur.
Monique Barbut avait toutefois prévenu qu’il s’agissait-là de sa première et dernière expérience politique. Peut-être cela explique-t-il son étonnante discrétion : la sexagénaire ne s’est pas rendue une seule fois cet été au chevet des territoires ravagés par les flammes.
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Une absence remarquée qui n’a sans doute pas aidé à apaiser la colère de pompiers épuisés par des semaines de combat. Ils étaient d’ailleurs reçus hier au ministère de l’Intérieur par Laurent Nunez en personne. Les soldats du feu espéraient des renforts, réclamaient des moyens supplémentaires. De tout cela, ils n’auront finalement rien obtenu.
Un ministre, Laurent Nunez, « pas au rendez-vous », disent-ils. Et surtout aucune réponse concrète à leurs revendications. Les pompiers annoncent déjà une mobilisation historique le 29 septembre à Paris. Car à la fin, quoiqu’on en dise, l’été le plus compliqué n’aura pas été celui de Monique Barbut ou de Laurent Nunez. Mais bien celui qu’auront passé les pompiers.
Célestine Gentilhomme
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