Carl Maria Von Weber

(1786-1826) Epoque Romantique

Carl Maria von Weber fait partie de ces météores de la musique qui ont cependant marqué leur art d’une empreinte indélébile, en l’occurrence l’avènement de l’opéra romantique allemand, auquel Richard Wagner allait donner encore une toute autre dimension.

Né près de Lübeck dans une famille d’artistes, son père dirigeant des troupes de théâtre, et apparenté par alliance à Mozart, Weber étudie la musique auprès de Michael Haydn (frère cadet de Joseph) puis de l’abbé Vogler. Il maîtrise à l’envie le piano, mais la clarinette l’inspire davantage lors de ses tournées avec le virtuose H.J. Bärmann. Egalement ténor, il perd sa voix en absorbant par terrible mégarde de l’acide utilisé en lithographie, mais son domaine d’élection reste le théâtre lyrique, avec ses premiers succès dès 1810, Sylvana et Abu Hassan. Après des années itinérantes, Weber dirige l’Opéra de Prague de 1813 à 1816, puis celui de Dresde jusqu’en 1820, mais c’est à Berlin l’année suivante qu’est créé son chef-d’œuvre, Der Freischütz, véritable manifeste d’un nouveau genre. Son triomphe lui vaut la commande à Vienne d’un opéra chevaleresque, Euryanthe, suivi d’un ouvrage féerique, Obéron, créé à Londres en avril 1826. D’une santé toujours délicate, il y meurt peu après de tuberculose, et c’est Wagner lui-même qui allait organiser en 1844 son retour en Allemagne, pour des obsèques solennelles à Dresde.

Francis Drésel, directeur de la programmation musicale de Radio Classique