Yannick Nézet-Séguin : Le directeur musical du Met revient au piano avec un premier album solo, « Introspection »

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Le chef d’orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin multiplie les projets avec les orchestres qu’il dirige mais il a profité de la pandémie de coronavirus pour revenir vers le piano, son instrument de prédilection. Après la sortie d’un album dans lequel il accompagne Joyce DiDonato, c’est en solo, pour la 1ère fois, qu’on le retrouvera dans un enregistrement disponible en ligne le 4 juin.

Debussy, Chopin, Brahms, Mozart, Bach, Schubert, Haydn… au programme du 1er album solo de Yannick-Nézet-Séguin

À la tête du Met Opera, de l’Orchestre de Philadelphie et de l’Orchestre Métropolitain de Montréal, Yannick Nézet-Séguin fourmille de projets. La crise du Covid-19 qui a ralenti l’activité de ces formations lui a permis de se consacrer un peu plus à son autre passion musicale : le piano. C’est donc comme pianiste que le maestro canadien fait l’actualité en ce moment avec la sortie, la semaine dernière chez Erato, d’un album consacré à Winterreise, le cycle de lieder de Franz Schubert, dans lequel il accompagne la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato à l’occasion d’un récital enregistré à Carnegie Hall.

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L’autre actualité discographique de Yannick Nézet-Séguin, c’est la sortie prochaine de son premier album solo au piano chez Deutsche Grammophon. Un enregistrement d’œuvres de Debussy, Chopin, Brahms, Scarlatti, Rachmaninov, Mozart, Éric Champagne, Bach, Chostakovitch, Schubert, Luciano Berio et Haydn, disponible en téléchargement et streaming le 4 juin et en version vinyle au mois d’août mais pas sous forme de CD.

Yannick Nézet-Séguin, au piano, va enregistrer un album avec Renée Flemming

Le titre de cet album, Introspection n’est pas anodin. Yannick Nézet -Séguin explique que « Jouer du piano m’a donné une opportunité d’introspection (…) Je veux explorer les terrains inconnus où ces compositeurs sont allés ». Outre la pandémie de Covid-19 qui a ralenti les activités de ses orchestres, c’est surtout la disparition l’été dernier de sa professeure de piano Alicia Campos lorsqu’il étudiait au Conservatoire de musique de Montréal qui a été le déclic. « J’ai vu comme un signe qu’il fallait que je continue pour honorer sa mémoire. Et pour la première fois de ma vie, j’avais un vrai plaisir à pratiquer, à travailler les choses, à m’asseoir pendant des heures en rejouant le même passage » a confié le chef d’orchestre au journal Le Devoir.

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Fin août début septembre, Yannick Nézet-Séguin, son compagnon Pierre Tourville, une pianiste du Métropolitain de Montréal et un ingénieur du son, se sont donc isolés au Domaine Forget (province de Québec) et, en une semaine, ils ont enregistré les 2h15 de musique qu’on retrouvera dans l’album Introspection. Le chef-pianiste canadien compte bien poursuivre cette aventure discographique au clavier. Début mai, pour un nouvel enregistrement à Philadelphie, il accompagnera au piano la soprano américaine Renee Flemming dans un programme de mélodies de Fauré, Grieg, Hahn, Liszt… autour du thème de la nature. 

Philippe Gault

 

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