Un nouvel orchestre symphonique indépendant et autogéré, composé d’une centaine de musiciens de l’orchestre de l’Opéra national de Paris (OnP), « réunis par le désir de jouer davantage de répertoire symphonique dans un cadre artistique libre », a été créé. Son concert inaugural, sous la direction de Daniel Harding, aura lieu le 6 septembre au Palais Garnier.
L’idée de ce nouvel orchestre symphonique, baptisé Philopéra, est née d’une envie profonde et partagée par ses musiciens : monter sur scène pour jouer des œuvres du répertoire symphonique et chambriste. L’association a été officiellement créée en décembre 2024, avec l’accord de l’Opéra national de Paris. Dès sa création, 116 musiciens sur les 174 de l’OnP ont rejoint spontanément le projet.
Ils continueront par ailleurs leur activité au sein de l’orchestre de l’Opéra de Paris, avec lequel ils accompagnent opéras et ballets depuis la fosse d’orchestre des deux salles, Palais Garnier et Opéra Bastille, tout au long de l’année. Pas de directeur artistique ni musical à la tête de Philopera, ce sont ses musiciens qui choisiront les chefs invités et les œuvres interprétées. Une première en France.
Philopéra repose sur un modèle rare
À l’instar des trois autres ensembles issus de grands orchestres d’opéra, ayant également un statut associatif, qui existent déjà en Europe au Wiener Philharmoniker, à la Filarmonica Della Scala et au Bayerisches Staatsorchester, Philopéra repose donc sur un modèle rare : un orchestre auto-géré, indépendant et porté par ses musiciens avec pour mot d’ordre : « cultiver la joie du collectif ».
La formation vise la présentation de concerts symphoniques en France et en Europe. Il prévoit aussi de la musique de chambre, du duo au sextuor « dans des lieux de culture, des festivals et des espaces insolites », avec des programmes conçus sur mesure pour chaque lieu afin d’offrir au public une expérience musicale au plus près des interprètes.
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Des concerts distincts de la programmation de l’Opéra de Paris dans des lieux d’exception, en partenariat « avec les institutions qui les préservent ». Une attention particulière sera apportée à la défense du répertoire français rare ou oublié. Des masterclasses, des projets pédagogiques et des concerts adaptés à des publics éloignés de la musique classique seront également organisés.
Pour son premier concert, le dimanche 6 septembre au Palais Garnier, l’orchestre Philopéra sera dirigé par le chef d’orchestre britannique Daniel Harding et interprétera la Symphonie n°3 de Franz Schubert et la Symphonie n°1, « Titan », de Gustav Mahler.
Philippe Gault (avec AFP)
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