Domenico Scarlatti

(1685-1757) Epoque baroque

Sous la férule de son père Alessandro Scarlatti, Domenico ne tarde pas à faire montre de dispositions musicales innées, écrivant rapidement des opéras et de la musique religieuse. Après avoir séjourné à Venise puis à Rome où il se familiarise avec l’art d’Arcangelo Corelli, Domenico Scarlatti s’établit à partir de 1720 dans la péninsule ibérique, d’abord à Lisbonne où il enseigne le clavecin à l’infante Maria Barbara, puis en Espagne à l’issue du mariage de celle-ci avec l’héritier du trône, le futur Ferdinand VI.

Si la production lyrique et sacrée (citons le magnifique Stabat Mater) de Domenico Scarlatti connaît aujourd’hui un regain d’intérêt insigne, c’est essentiellement sur sa musique pour clavier, constituée de plus de 550 sonates, que repose sa renommée. Toutes coulées dans la même forme bipartite, elles déploient une rare variété de contrastes, de surprises harmoniques, d’ornementations et de prouesses digitales (nombreux croisements de mains) qui leur assure une place unique dans l’histoire de la musique italienne au tournant du baroque et du classicisme. Les pianistes se sont empressés d’inclure à leur répertoire ces véritables joyaux (écrits à l’origine pour le clavecin) très appréciés du public. Un sort que rencontrent à présent les Sonates de Baldassare Galuppi, Benedetto Marcello et Domenico Cimarosa.