Georg Friedrich Haendel

(1685-1759) Epoque baroque

Né un mois avant J.S. Bach, le 23 février 1685 à Halle (Saxe), Haendel est issu d’une famille qui ne comptait nul musicien et devait devenir juriste. Surdoué, il obtient d’étudier auprès de l’organiste de la cathédrale, mais ses ambitions dépassent le cadre de musicien d’église. Le jeune homme part pour Hambourg, première ville d’Allemagne dotée d’un opéra et, fasciné, décide de remonter aux sources de l’art lyrique en parcourant l’Italie. Jusqu’en décembre 1709, il recueille ainsi les conseils des plus grands Maîtres de Naples à Venise… et ses premiers succès. Promu Kappellmeister de la cour de Hanovre, il franchit une étape décisive en gagnant Londres, où triomphe aussitôt Rinaldo. Dans sa ville d’adoption, il prend soin d’assimiler la culture anglaise – il sera naturalisé en 1727 – et se trouve nommé en 1719 directeur musical de la nouvelle Royal Academy of Music, financée par des aristocrates. En neuf ans, il compose quatorze opéras (dont Giulio Cesare) mais les déficits s’accumulent malgré de beaux succès et c’est Haendel lui-même qui reprend l’entreprise à son compte. Dix-sept opéras suivent (Orlando, Alcina…) mais en 1737 épuisement et ruine semblent inéluctables. Il se tourne alors vers l’oratorio inspiré de la Bible ou de la mythologie, moins onéreux à monter et, chanté en anglais, ouvert à un plus large public. Le triomphe du Messie à Dublin (avril 1742) est suivi de nombreux autres, Haendel devenant un véritable chantre national. En 1749, il compose la Music for the Royal Fireworks, dans la veine festive de Water Music, mais perd bientôt la vue. Il meurt le Vendredi saint 13 avril 1759 et est enterré à Westminster.

Francis Drésel, directeur de la programmation musicale de Radio Classique.