François Couperin

(1668-1733) Epoque baroque

François Couperin, dit « Couperin le Grand », montre dès son plus jeune âge des dons extraordinaires qui lui valent d’hériter du poste d’organiste de l’Eglise Saint-Gervais à la mort de son père. Sous le titre générique Les Nations, il regroupe des sonates « à la manière italienne » qu’il est l’un des premiers compositeurs à introduire en France. Mais cette ouverture aux influences transalpines ne le fait pas renoncer pour autant au style français : attaché à réaliser une synthèse « pacifique », Couperin conjugue les deux esthétiques dans les suites formant Les Goûts réunis, complément aux quatre Concerts royaux. Nommé par Louis XIV organiste à la Chapelle royale puis claveciniste de la chambre du roi en 1701, Couperin est l’auteur de pièces religieuses (Motets, Leçons de ténèbres), pour orgue (deux Messes), mais sa dernière période, la plus prolifique, est consacrée essentiellement à la musique pour clavier. Entre 1713 et 1730 paraissent les quatre livres de ses Pièces pour clavecin (auxquels s’ajoute L’Art de toucher le clavecin) dont les titres poétiques cachent une harmonie savante et une ornementation souvent débridée : Les Barricades mystérieuses, Les Tic-Toc-Choc ou Les Maillotins, La Majestueuse, La Nanette, Le Carillon de Cythère… Musicien sensible et d’une infinie délicatesse, François Couperin disait : « j’avoue de bonne foi que j’aime mieux ce qui me touche à ce qui me surprend ». Un credo que son œuvre n’aura eu de cesse de mettre en pratique.