Jean-Baptiste Lully

(1632-1687) Epoque baroque

Ce Florentin d’origine réalise l’essentiel de sa carrière à la cour du roi Louis XIV où ses talents de compositeur, joint à ses dons de courtisan – voire d’intrigant – le font régner sans partage sur la vie musicale française ; un Charpentier et un Molière en ont fait les frais… Créateur de l’ouverture à la française, de genres telles la comédie-ballet (L’Amour médecin, Le Bourgeois Gentilhomme, d’où est extraite la célèbre « Marche pour la cérémonie des turcs ») et surtout la tragédie lyrique (de Cadmus et Hermione à Armide, en passant par Atys et Phaéton) grâce au partenariat fructueux qui le lie à son librettiste Philippe Quinault, il est à l’aise aussi bien à l’église qu’au théâtre. On lui doit plus de vingt grands motets et de nombreux airs de cour. Il trouve la mort à la suite d’un coup de canne qu’il s’était donné sur un pied en frappant la mesure du Te Deum chanté pour la guérison du roi. Un temps tombé dans l’oubli, l’œuvre de Lully bénéficie d’une audience accrue depuis le renouveau baroque et l’emblématique production d’Atys par le tandem William Christie et Jean-Marie Villégier (1987), ainsi que le film Le Roi danse de Gérard Corbiau (2000).