Deepfake : Quand Bach, Beethoven et Mozart chantent les tubes des années 90/2000 !

Facebook / Classic FM

Bach, Mozart, Haydn, Tchaïkovsky, Beethoven… Les photographies et portraits des compositeurs les plus mythiques sont passés par l’algorithme de l’application de deepfakes Wombo AI (Intelligence Artificielle) : nos facétieux confrères britanniques de Classic FM les ont mis en scène, ils chantent les plus grands tubes des années 1990/2000 !

Bach chante les Pussycat Dolls, Schubert danse sur What is love ?

« Don’t you wish your girlfriend was master in counterpoint like me ? » Le cantor de Leipzig JS Bach a évidemment eu droit à son deepfake musical, il interprète ici « Don’t Cha » des Pussycat Dolls. Mozart, lui, opte pour « Boom, boom, boom, boom. I want you in my room » de Vengaboys alors qu’Haydn se glisse, avec succès, dans la peau de Rick Astley pour chanter « Never gonna give you up ». Si à Bach et Mozart étaient accolée une voix féminine, le physique du père de la symphonie classique colle parfaitement avec la voix du chanteur britannique, l’effet comique est donc encore plus réussi.

A lire aussi

 

Clara Schumann danse sur Dragostea Din Tei, titre mythique des années 2000 du groupe roumain O-zone. Schubert, danse lui que What is love ? de Haddaway. Le compositeur, grand homme du monde, dont on connaît le penchant pour les mondanités et l’ivresse, ne devait pas être bien loin de cet état festif entouré de ses amis dans les tavernes viennoises. Il ne manquait peut-être finalement qu’un peu de disco pour animer les after de ses mythiques Schubertiades.

Beethoven garde son sérieux sur I will survive de Gloria Gaynor

C’est « I feel good » de James Brown qui a été choisi pour Piotr Ilich Tchaïkovsky, choix étonnant compte tenu du fait que le Pétersbourgeois n’a pas eu la vie la plus heureuse de tout les compositeurs cités précédemment. « I feel good », c’est pourtant ce qu’on pourrait déclarer après l’écoute d’œuvres mythiques et exaltantes du compositeur russe, l’ouverture de son Premier concerto pour Piano , son Concerto pour Violon ou son sextuor op.70 « Souvenirs de Florence »

A lire aussi

 

Beethoven, lui, garde son sérieux même sur I will survive de Gloria Gaynor. De toute façon il n’est peut-être pas évident, même pour la plus développée des intelligences artificielles, de visser un sourire sur son éternel visage fermé. Le deepfake du natif de Bonn est reconstruit à partir de l’un des portraits mythiques du compositeur, peint par Joseph Carl Stieler, le seul tableau où Beethoven aurait réellement pris le temps de poser face à un peintre. C’est donc probablement la toile la plus fidèle au visage du compositeur de la Missa Solemnis, dont il tient la partition sur le tableau. Eric Whitacre, compositeur contemporain, a aussi eu le droit à son deepfake. 

Des Intelligences Artificielles sont également à l’origine d’autres prouesses dans le monde de la musique classique, retrouvez ici notre article sur cette application qui vous met à la place du pianiste et compositeur Sergeï Rachmaninov jouant son Prélude Op.3 no 2.

Rémi Monti

Retrouvez l’actualité du Classique