TOP 5 Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Bach a traversé les siècles. Préludes, concertos, cantates ou Passions nous subjuguent, bien au-delà de la sphère classique. On le retrouve même dans une chanson de Maurane et des clips de rap. Bach est devenu une référence universelle incontournable.

 

Membre d’une longue lignée de musiciens, Bach se forme en famille et en étudiant les partitions des maîtres qui l’ont précédé : Frescobaldi, Couperin, Vivaldi et Buxtehude. Organiste et compositeur reconnu, il occupe successivement plusieurs postes, notamment à Weimar et à Köthen. Si la première est une cour luthérienne qui lui commande de la musique religieuse, la seconde est calviniste et interdit donc la musique à l’église. Bach écrit alors nombre d’œuvres instrumentales, comme les Concertos brandebourgeois ou les Suites pour violoncelle seul. Après le décès de sa femme, il rencontre la chanteuse Anna Magdalena Wilcke. Séduit par sa voix et ses qualités de musicienne, il l’épouse. Elle sera jusqu’à sa mort un fidèle soutien, en privé comme en musique. En 1723, il postule à Leipzig pour le poste de Cantor à l’église Saint Thomas. La ville préférerait Telemann, dont la musique est jugée moins austère, mais il n’est pas disponible. Bach reste à Leipzig jusqu’à sa mort en 1750, à l’âge de soixante-cinq ans. De nombreux chefs-d’œuvre datent de cette époque, aussi bien dans le domaine sacré (les Passions, la Messe en si…) qu’instrumental (Le Clavier bien tempéré, les Concertos pour clavier…). Après sa mort, Bach sombre dans l’oubli, malgré les efforts de son fils Carl Philipp Emanuel pour faire connaître ses œuvres. Seuls les musiciens se réfèrent encore à ses partitions, comme Chopin, Schumann ou Brahms. Mendelssohn va le faire redécouvrir au public en programmant la Passion selon St Matthieu en 1829 . Aujourd’hui, on admire la perfection de la construction musicale de ses Préludes et fugues, ses concertos, ou ses suites pour divers instruments. On les compare aux cathédrales dont on admire la beauté et la majesté. Même dans les œuvres les plus sombres comme les passions, il se dégage une certaine sérénité, l’assurance que par-delà les épreuves l’espoir demeure. Que l’on soit ou non croyant comme Bach, sa musique nous apaise.

 

Sixtine de Gournay

 

1) Clavier bien tempéré, Prélude n°1 BWV 846


(Friedrich Gulda, clavecin)

 

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2) Choral « Jésus que ma joie demeure »


(dir. Ton Koopman)

 

3) Concerto brandebourgeois n°5, 1er mvt


(Orchestre Baroque de Fribourg)

4) Passion selon St Matthieu : Chœur final


(dir. Philippe Herreweghe)

 

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5) Suite pour violoncelle seul n°1 : Prélude


(Emmanuelle Bertrand, violoncelle)

 

Sixtine de Gournay

 

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