TOP 5 Alexandre Borodine (1833-1887)

Membre du Groupe des Cinq comme Moussorgsky ou Balakirev, Borodine mêle dans ses œuvres les influences slave, orientale et occidentale. Les Danses polovtsiennes de son opéra Le Prince Igor, ou son poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie Centrale sont animés d’une force mélodique et rythmique qui captive le public encore aujourd’hui.

 

Fils illégitime d’un prince du Caucase, Borodine bénéficie d’une très bonne éducation : mathématiques, philosophie, l’inévitable latin et trois langues étrangères. Sa mère le pousse à étudier non seulement le piano, mais aussi la flûte et le violoncelle – ce qui lui donnera une connaissance aussi bien des instruments à cordes que des vents, très utile plus tard pour l’orchestration. Bien que passionné de musique, Borodine se dirige vers une carrière scientifique et devient professeur de chimie à l’Académie militaire de Saint Pétersbourg. Toute sa vie il mènera de front les deux activités. Borodine aime la musique occidentale. Des œuvres de musique de chambre voient d’abord le jour, très influencées par le style de Mendelssohn. Lors de ses voyages en Allemagne et en Italie, il se familiarise avec les œuvres de Wagner, Weber, Bellini et Donizetti.

 

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En 1856, il sympathise avec un jeune officier : Modeste Moussorgsky. Celui-ci lui fait découvrir les œuvres de Schumann, et l’encourage à consacrer plus de temps à la composition. Borodine écrit deux symphonies, quelques pièces pour piano, et le poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie Centrale. Ses œuvres puisent maintenant dans la musique populaire slave. Il crée ainsi une subtile combinaison entre cette dernière et le modèle romantique occidentale, participant à l’émergence d’un véritable style russe avec ses compatriotes du Groupe des Cinq. Il se lance également dans la composition d’un opéra. La genèse du Prince Igor durera dix-huit ans, sans que Borodine ne parvienne pourtant à le terminer. Ses amis Glazounov et surtout Rimsky-Korsakov se chargeront de compléter les parties manquantes et de terminer l’orchestration pour que l’œuvre soit tout de même créée après sa mort. Une troisième symphonie est également en chantier lorsque le compositeur meurt d’une attaque en 1887.

Si sa Deuxième symphonie est surnommée « Epique » par un de ses amis, sous-titre qu’elle porte encore aujourd’hui, ce sont toutes ses œuvres de la maturité qui mériteraient ce qualificatif. A la fois narratives et colorées, les œuvres de Borodine n’ont rien perdu de leur force.

 

Sixtine de Gournay

 

1) Danses Polovtsiennes du Prince Igor (Wiener Philharmoniker et Gustavo Dudamel)

 

 

2) Dans les steppes de l’Asie centrale (Staatskapelle Dresden, Kurt Sanderling)

 

3) Quatuor à cordes n°2, 3ème mouvement « Notturno » (Quatuor de Jerusalem)

 

 

4) Symphonie n°2 « Epique » (Royal Concertgebouw d’Amsterdam, Karel-Mark Chichon)

 

 

5) Petite suite pour piano, « Intermezzo » (Fhilip Edward Fischer)

 

 

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