TOP 5 Piotr Tchaikovski (1840-1893)

Tchaïkovski a écrit des opéras, des symphonies, et a anobli la musique de ballet. Compositeur russe imprégné de tradition occidentale, il exhale dans ses oeuvres son extrême sensibilité.

 

La musique de Tchaïkosvki est identifiable à la seule écoute. En cause, sa couleur orchestrale et son invention mélodique. Tchaïkovski a touché à tous les domaines, de la symphonie au piano seul, en passant par le concerto, l’opéra et même la musique religieuse. Si la musique de chambre est plus marginale dans sa production, elle n’en reste pas moins essentielle dans la musique russe. Et l’Andante cantabile du Quatuor à cordes n°1, qui fit verser des larmes à Tolstoï, charme toujours autant le public aujourd’hui. Le lyrisme est une des caractéristiques de Tchaïkovski. Sa sensibilité exacerbée s’exprime particulièrement dans ses mélodies pour voix et piano, encore assez peu connues de nos jours. « Regretter le passé, espérer l’avenir, n’être jamais satisfait du présent – voilà toute ma vie ». Un état d’esprit qui s’illustre parfaitement dans son opéra Eugène Onéguine. Le fatum (destin) est un élément central dans la plupart de ses œuvres (symphonies, ballet Le Lac des cygnes, opéra La Dame de Pique…), sauf quand elles explorent le monde de l’enfance (ballet Casse-Noisette, Album pour piano) qui est alors vécu comme une parenthèse enchantée. Si Tchaïkovski se fait le chantre de l’âme russe, c’est à travers des éléments mélodiques, parfois empruntés au folklore mais toujours insérés dans un cadre respectueux des traditions occidentales. Il se démarque en cela du Groupe des Cinq de Balakirev et Moussorgsky, qu’il côtoie à partir de 1868 tout en gardant ses distances. Le mécénat de Madame von Meck lui permet de se consacrer entièrement à la composition à partir de la fin des années 1870. Parmi ses plus grands succès figurent ses ballets, qui ont donné véritablement leurs lettres de noblesse à un type de musique considéré jusque-là comme un simple accompagnement. Tchaïkovski meurt du choléra en 1893. Bien qu’appartenant à la deuxième moitié du XIXème siècle, son œuvre reste toute entière imprégnée du Romantisme.

 

Sixtine de Gournay

 

1) Casse-Noisette, « Danse de la Fée Dragée »

 


(Nina Kaptsova, Orchestre du Bolchoï)

 

A lire aussi

 

2) Le Lac des cygnes, Thème principal


(Orchestre de Paris, dir. Y.Sado)

 

3) Concerto pour violon

 


(J.Jansen, Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort, dir. P.Järvi)

 

4) Concerto pour piano


(M.Argerich, Orchestre de la Suisse romande, dir. C.Dutoit)

 

A lire également

 

5) Symphonie n°6 “Pathétique”, Final « Adagio lamentoso – Andante »


(dir. Myung-Whun Chung)

 

 

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