TOP 5 Johannes Brahms (1833-1897)

Les Danses hongroises de Johannes Brahms résonnent dans le monde entier. Chaplin les a même utilisées dans son film Le Dictateur. Elles ne sont pourtant qu’une facette du compositeur. Sa passion pour Clara Schumann se lit davantage dans ses pièces pour piano, ses concertos, et surtout sa musique de chambre. On y découvre l’univers intime d’un homme qui, bien que mort en 1897, reste profondément ancré dans le Romantisme.

 

Brahms naît à Hambourg en 1833, dans une famille de musiciens. Dès l’âge de treize ans, il commence à gagner sa vie en jouant du piano dans les tavernes. Puis viennent les concerts et le début du succès. Le violoniste Joachim lui conseille de rencontrer Franz Liszt et Robert Schumann, pour solliciter leurs conseils et leur appui. Si Brahms se sent éloigné des conceptions musicales de Liszt, Schumann en revanche devient pour lui un véritable mentor pendant quelques mois. Brahms a vingt ans. Il est vite fasciné par Clara, l’épouse pianiste du compositeur. Mais Schumann doit malheureusement être interné en hôpital psychiatrique et décède deux ans plus tard. Clara, qui semblait jusqu’ici répondre à la passion de Brahms s’éloigne alors progressivement de lui. Ils continueront de s’écrire toute leur vie mais brûleront une grande partie de leur correspondance, laissant à la postérité beaucoup de questions sans réponse. Brahms n’a plus de raison de rester à Düsseldorf, et finit par s’installer à Vienne en 1862 où il restera jusqu’à sa mort. Il y joue en concert, dirige le chœur de la Singakademie… et compose. Viennent le Deuxième Concerto pour piano, les quatre symphonies, le Concerto pour violon et le Double Concerto, des pages pour piano seul, et surtout beaucoup de musique de chambre dont les œuvres pour clarinette. Brahms n’a jamais écrit d’opéra. Le théâtre n’est pas dans son caractère. En revanche il aime la voix, et compose des lieder et des chœurs. La mort de sa mère lui inspire en outre un Requiem allemand. Plutôt que la forme habituelle en latin, Brahms choisit lui-même des textes de la Bible qu’il fait chanter en allemand. Le public est enthousiaste. Brahms est donc capable d’innover, contrairement à l’étiquette de “réactionnaire” qui lui colle parfois au dos. Il est vrai que, profondément romantique, Brahms reste jusqu’au bout attaché aux formes traditionnelles, alors que la jeune génération de Mahler et Richard Strauss poursuivent dans la voie novatrice ouverte par Liszt et Berlioz.

 

1) Danse hongroise n°5


(Orchestre Symphonique Hongrois de Budapest)

 

A lire aussi

 

2) Concerto pour violon, Final


(Julia Fischer, dir. Michael Tilson-Thomas)

 

3) Symphonie n°3, 3ème mouvement


(Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort, dir. Philippe Herreweghe)

 

4) Quatuor avec piano, Final “Rondo alla zingarese”


(avec Seong-Jin Cho au piano)

 

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5) Valse pour piano op.39 n°15


(Evgeny Kissin, piano)

 

Sixtine de Gournay

 

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