TOP 5 Frédéric Chopin (1810-1849)

Chopin reste l’une des figures romantiques incontournables du XIXème siècle. Il laisse une production abondante, essentiellement écrite pour le piano, son instrument. Sa virtuosité nous subjugue, sa mélancolie nous bouleverse.

Chopin naît en Pologne en 1810. Au Conservatoire de Varsovie on remarque déjà le jeune homme, avec sa grande sensibilité et sa virtuosité pianistique. Il part se faire connaître en Europe avec une tournée de concerts. La répression suite à l’insurrection de Varsovie le dissuade de revenir en Pologne, et il s’installe définitivement à Paris en 1831. D’autant que Chopin a des origines françaises par son père et parle parfaitement la langue. Mais il a surtout choisi Paris parce que la capitale est alors un foyer artistique incontournable. Il y rencontre George Sand avec qui il vit une liaison aussi passionnée qu’orageuse. Ils vivent ensemble dans le quartier de la Nouvelle Athènes, alors très prisé des peintres, écrivains et musiciens. Le couple reçoit beaucoup d’artistes, parmi lesquels Liszt et Delacroix. Les mois d’été, ils séjournent à Nohant dans la propriété de George Sand. Chopin a renoncé aux concerts car il déteste se produire en public sur une scène. Il préfère de loin l’atmosphère feutré des salons. Pour ne pas être entièrement dépendant de George Sand au niveau financier, Chopin donne des cours de piano. Il fait aussi éditer ses œuvres. La mélodie de la main droite, très ornementée, s’y inspire de l’art du bel canto italien que Chopin affectionne. On a parfois voulu y voir de la mièvrerie, alors que ses œuvres recèlent au contraire une grande richesse harmonique. Chopin n’oubliera pourtant jamais sa Pologne natale. Elle reste au cœur de son œuvre, que ce soit par sa mélancolie – le « zal », en polonais – ou ses chants et danses populaires transfigurés dans ses Mazurkas, Polonaises et autres Valses. Deux Concertos pour piano, quelques œuvres de musique de chambre et dix-neuf Mélodies pour voix et piano viennent compléter une production où le clavier est toujours présent.

Sixtine de Gournay

 

1. Etude « Tristesse » (op.10 n°3)

Valentina Lisitsa

 

A lire aussi

 

2. Concerto pour piano n°1, 1er mouvement


Evgeny Kissin, Orchestre Philharmonique d’Israël, dir. Zubin Mehta

 

3. « Marche funèbre » (Sonate pour piano n°2, 3ème mouvement)


Krystian Zimerman

 

4. Grande Valse brillante n°1 op.18


Lang Lang

 

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5. Polonaise héroïque op.53


Martha Argerich

 

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