Gaetano Donizetti

(1797-1848) Epoque romantique

A l’instar de ses contemporains Gioachino Rossini ou Vincenzo Bellini, Donizetti demeure associé à un genre – l’opéra – et à un style – le bel canto. Ce « beau chant » ne sera pas sans influence sur Frédéric Chopin, qui recherchera inlassablement à obtenir au piano ces longues arabesques alternant les pleins et les déliés, ce son filé sur le souffle, si difficiles à maîtriser pour les chanteurs. Car c’est surtout à leur intention (pour leur gloire, affirment les détracteurs) que Donizetti a écrit ses œuvres lyriques, 71 au total, qui font de lui l’un des compositeurs les plus prolifiques du genre. D’une rare célérité dans l’écriture, il est aussi l’auteur de 18 quatuors à cordes, trois quintettes, de symphonies et quantité d’œuvres religieuses.

Donizetti acquiert la renommée grâce à Zoraide di Granata (1822), puis enchaîne rapidement les succès. Le retrait de Rossini de la scène lyrique après Guillaume Tell (1829) et la mort prématurée de Bellini (1835) lui laissent le champ libre : la création en 1835 de Lucia di Lammermoor (et sa célèbre « scène de la folie ») lui apporte une gloire définitive. Cultivant avec un égal bonheur les registres tragiques (Anna Bolena, Roberto Devereux) et comiques (L’Elixir d’amour, La Fille du régiment, Don Pasquale), Donizetti demeure particulièrement apprécié des interprètes et du public depuis que Maria Callas a immortalisé ses grands rôles de soprano dramatique.