Lors de son entretien dans Le Point, le chef de l’État avait annoncé qu’il souhaitait « réduire significativement l’immigration ». Le sujet était donc au cœur des Rencontres de Saint-Denis hier. En quête d’un consensus politique, sans pour autant être convaincu par la perspective d’un référendum, le président a écouté les propositions des différents partis.
L’immigration est un sujet sur lequel la droite et le Rassemblement national veulent avancer en obtenant des mesures très fermes pour diminuer drastiquement les entrées et même le nombre d’étrangers en France, avec, comme outil, un référendum par lequel les Français valideraient ces mesures.
De l’autre côté, Emmanuel Macron doit avancer sur l’immigration car son gouvernement a besoin de faire voter un texte, porté par Gérald Darmanin, sur lequel il est encore loin d’avoir une majorité.
Même si le chef de l’État soutient que la crise des banlieues pose moins un problème d’immigration que d’intégration, d’autres personnalités politiques ne sont pas de cet avis, considérant que les sujets sont liés et que l’opinion, plus que jamais, attend des décisions claires et fermes de la part de l’exécutif. Ainsi, hier soir, Emmanuel Macron a écouté tour à tour Éric Ciotti et Jordan Bardella.
Emmanuel Macron à la recherche d’un consensus politique sur l’immigration
S’il y a un domaine où Macron a appliqué son sacro-saint « en même temps », c’est bien dans celui de l’immigration. Comme je vous l’ai dit, il cherche une majorité sur le sujet. En clair, il a besoin de la droite.
D’ailleurs, au moment même où il commençait les Rencontres de Saint-Denis, des proches confiaient que le président ne s’interdisait rien, du moins dans le cadre de la discussion. Hier soir d’ailleurs et dans les semaines à venir, il a et il va pousser Les Républicains à dire jusqu’où ils sont prêts à faire des avancées, des concessions en vue d’un accord.
Lui, a fait un pas significatif dans son interview au Point en avouant qu’il souhaitait « réduire significativement l’immigration ». L’adverbe « significativement » dans la bouche d’Emmanuel Macron est à la fois inédit et délibéré. Reste maintenant à préciser son idée.
Le président ne semble pas favorable à un référendum sur l’immigration
Le nœud de la discussion devrait porter sur ce fameux contrat de travail pour les métiers dits en tension. La droite ne veut pas en entendre parler, tandis que l’aile gauche de la majorité refuse que l’on cède sur ce point. À l’Élysée, on semble cependant disposé à faire des concessions en faisant remarquer que même dans l’électorat de gauche, l’exigence de fermeté est ultra-majoritaire.
La droite réclame un référendum sur l’immigration. On le sait, et c’était même l’un des objets du huis clos de la Légion d’honneur hier soir, le président veut faire des référendums. Cependant, il semblerait qu’Emmanuel Macron ne souhaite pas questionner les Français sur l’immigration.
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Il a d’autres sujets en tête, comme celui du service national universel par exemple. De plus, les référendums demandés par Les Républicains ou le Rassemblement national supposeraient une révision préalable de la Constitution, ce qui serait beaucoup plus lourd. Mais, à l’Élysée, même sur le référendum, c’est la même formule qui revient : aucun tabou.