Les films à succès deviennent parfois des portes d’entrée pour entrer dans l’Histoire : c’est ce qu’ont constaté les employés du musée de la Libération de Paris. Depuis le succès des deux long-métrages La Bataille de Gaulle (Partie 1 : l’Âge de Fer, Partie 2 : J’écris ton nom), le public de l’établissement s’est renouvelé.
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Les films d’Antonin Baudry ont attiré plus de 4 millions de spectateurs depuis leur sortie en salle début et fin juin. Parmi eux, certains ont eu la curiosité de pousser les portes du musée de la Libération de Paris, situé dans le 14ème arrondissement de la capitale.

Nadine, la soixantaine, en vacances à Paris avec sa famille, avait très envie de voir ce musée : « On a vu les deux films sur le général de Gaulle, les films m’ont donné envie d’en savoir plus. Les jours de la Libération sont beaucoup plus détaillé [dans le musée] que dans le film. Là, pour le coup, on voit vraiment ce qui s’est passé ».
Le public du musée de la Libération arrive avec de nouvelles questions
Pierre a 12 ans, il visite le musée avec son père Nicolas. Ils ont évidemment vu La bataille de Gaulle : « L’histoire est cool et j’aime bien les retournements de situation. J’aimerais bien en savoir encore plus », explique Pierre. De passage dans la capitale, son père avait repéré le musée : « je me suis dit que ça se recoupe avec le film, pour les enfants, c’est bien ».
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Le succès des films d’Antonin Baudry n’a pas forcément fait grimper l’affluence, explique Sylvie Zeidman, la directrice du musée, mais le public est différent.
« C’est un public qui est convaincu de l’importance de cette histoire. Il vient avec d’autres questions. On a eu des interrogations sur la Libération de Paris, qui est racontée d’une certaine manière, un peu éloignée de la façon dont ça s’est passé. Et puis il y a des questions sur les personnages. Il faut redonner le cadre historique très précis dans lequel ils peuvent en quelque sorte relire ce qu’ils ont vu à l’écran ».
Et l’enjeu, confie la directrice, c’est bien de ne pas décevoir quand la fiction s’éloigne un peu de la réalité…
Servane de Pastre
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