Depuis l’annonce de la disparition à l’âge de 99 ans d’Herbert Blomstedt, les réactions se multiplient. Orchestres, musiciens et admirateurs de tous pays ont tenu à rendre hommage à cette légende de la direction d’orchestre vénérée et respectée pour son talent incomparable et son humilité.
En 72 ans de carrière, de 1954 à cette année, Herbert Blomstedt a dirigé les plus grands orchestres de la planète, des Philharmoniques de Stockholm (223 fois), Berlin et Vienne jusqu’au Symphony Orchestra NHK de Tokyo en passant par l’Orchestre de Paris (en 2025) ou le Concertgebouw d’Amsterdam. De grandes institutions qui ont rapidement rendu hommage au maestro suédois.
Ainsi le Gewandhaus Orchester de Leipzig, dont il a été le directeur musical et artistique, rend hommage à « son œuvre de vie remarquable avec la plus profonde gratitude et vénération ». Le Teatro La Fenice de Venise salue « une carrière extraordinaire vécue avec rigueur, profondeur et un dévouement absolu à la musique » tandis que l’Orchestre de Paris estime qu’Herbert Blomstedt « a marqué le monde de la musique par son immense talent, sa générosité et la longévité de sa carrière ».
Die Berliner Philharmoniker trauern um Herbert Blomstedt, der am 4. November im Alter von 99 Jahren gestorben ist. Vor allem als einer der großen Bruckner-Interpreten machte er sich einen Namen. Aber auch durch seine warme Ausstrahlung hat er beeindruckt.
https://t.co/MDmuoWrgvl— Berliner Philharmoniker (@BerlinPhil) November 4, 2026
Le prestigieux Philharmonique de Berlin « pleure » la disparition d’un chef d’orchestre qui a « impressionné par sa présence chaleureuse et rayonnante » et rappelle qu’en avril dernier il avait dirigé dans la capitale allemande trois représentations « inoubliables » de la 7e Symphonie d’Anton Bruckner.
Manfred Honeck : « Un phare d’humanité. Un modèle extraordinaire »
Outre-Atlantique, où Herbert Blomstedt s’est produit à de très nombreuses reprises, de nombreux hommages lui ont été rendus.
Manfred Honeck, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, voyait en lui « L’un des plus grands chefs d’orchestre et un phare d’humanité. Un modèle extraordinaire ». Sur son site, le San Francisco Symphony, dernier orchestre dirigé par le maestro suédois en mai 2026, écrit : « Herbert Blomstedt a contribué à faire du SFS l’orchestre qu’il est. Même le souvenir de lui inspire ».
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Parmi les musiciens français qui ont eu l’honneur de collaborer, on retiendra le touchant également le message du jeune chef d’orchestre Bastien Baracco qui estime « avoir eu le privilège de le rencontrer et d’observer son travail durant une semaine entière à Paris, en 2024. Ça demeure pour moi l’un des souvenirs les plus précieux de mes débuts en tant que chef d’orchestre ».
Enfin Deutsche Grammophon, le dernier label avec lequel il a enregistré (en 2022), met en avant « Son unique préoccupation a toujours été de servir la musique. Son enregistrement des symphonies n° 8 et 9 de Schubert, réalisé avec le Gewandhausorchester, demeure un joyau de son héritage discographique ».
Philippe Gault
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