Climat : L’Europe va droit dans le mur selon la Cour des comptes européenne

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Selon un rapport dévoilé par la Cour des comptes européenne, l’Europe a peu de chances de tenir ses objectifs environnementaux. Le déficit de financement des Vingt-Sept pourrait entraver l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport au niveau de 1990 d’ici 2030.

En matière environnementale, il faut dire que l’Union Européenne a mis la barre très haut. D’ici à 2030, elle vise une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 55% par rapport aux niveaux de 1990.

A cela s’ajoute une augmentation sensible de la part des renouvelables dans son mix énergétique et une baisse de sa consommation d’énergie.

Les lacunes européennes en matière de financement pour atteindre les objectifs climatiques

Mais les actions concrètes pour atteindre la cible ne sont pas au rendez-vous pour le moment. Sur les 1.000 milliards nécessaires à l’action pour le climat, Bruxelles s’est engagé à consacrer 87 milliards d’euros par an seulement.

Rien n’a été mis en place pour l’instant pour réunir le solde auprès des 27 et des acteurs privés. En ce qui concerne le gaspillage, les mesures à mettre en place pour réduire significativement la consommation tardent à émerger.

Le bon élève européen doit faire mieux en matière environnementale

Dans le passé, les Européens ont été au rendez-vous en atteignant les objectifs fixés pour 2020. Surtout, le rapport du gendarme comptable de l’Europe va plus vite que la musique. En effet, cette semaine, les Etats membres doivent soumettre à la Commission leurs nouveaux projets nationaux pour l’énergie et le climat.

C’est sur cette base qu’il faudra juger l’ambition environnementale du Vieux Continent. Enfin, il ne faudrait pas oublier qu’en matière climatique, l’Europe est le bon élève de la classe mondiale. Ses émissions de gaz à effet de serre, équivalentes à celles de l’Inde, ont baissé de 1,5% par an au cours de la dernière décennie hors Covid. Une performance sans équivalent sur la planète.

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Et si elle peut et doit sans doute toujours faire mieux, il ne faudrait pas stigmatiser un comportement qui reste malgré tout particulièrement vertueux. Sur un sujet aussi inflammable, c’est une précaution utile. Il faudra que les nouveaux efforts soient compatibles avec les grands équilibres sociaux et économiques du continent.

François Vidal

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