Le journal Le Parisien-Aujourd’hui en France a passé deux jours avec les membres du collectif « Les Soulèvement de la Terre » qui doit être dissous. Ils se sont rassemblés samedi dernier lors d’une manifestation interdite contre le projet de ligne TGV Lyon-Turin.
Les membres des Soulèvements de la Terre ont manifesté le week-end dernier pour s’opposer au projet de ligne Lyon-Turin. Ils viennent de tous les horizons, au point que le journal en dresse un inventaire à la Prévert.
On y croise un ex-électricien devenu néo-paysan, lequel cible les terrains de golf où il plante des fleurs. On trouve aussi une ancien institutrice de 70 ans qui a battu le pavé en mai 68, une étudiante de 25 ans qui a passé l’agrégation de philosophie, un développeur informatique déterminé à s’attaquer à la police en tant que système, dit-il.
Il y a aussi Françoise 62 ans, orthophoniste à la retraite. Le Parisien a noté la présence d’un joueur de bilboquet, d’anarchistes de l’Union communiste libertaire, de porteurs de casseroles pour faire du bruit ou de porteurs de raquettes de tennis pour dégommer les bombes lacrymo de la police.
Comment dissoudre un groupement de fait, et non une association ?
Certains manifestants portent des masques sur lequel figure un oiseau : la huppe fasciée, devenue l’un des symboles de leur lutte. Le Parisien raconte les méthodes, la division du mouvement écologiste quant au recours à la violence, le Soulèvement de la terre ne prônant jamais les agressions sur les personnes.
Concernant la dissolution souhaitée par le gouvernement, comment dissoudre un groupement de fait et non une association avec pignon sur rue ? Cela n’empêche pas Olivier Auguste dans son édito du Parisien de pointer les contradictions du mouvement et ses méthodes radicales.
Les Soulèvements de la Terre sont contre le progrès scientifique et la liberté d’entreprendre
Ils sont opposés à la ligne ferroviaire Lyon-Turin, mais sont-ils pour limiter la pollution ? Plaident-ils pour la préservation des ressources alors qu’ils ont détruit des plans de salades expérimentaux moins gourmands en eau ?
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Veulent-ils protéger la biodiversité ? Ils sont depuis des années opposés aux recherches sur les OGM, y compris celles qui pourraient limiter le recours aux pesticides. En réalité, insiste l’éditorialiste, ils sont contre la propriété privée, contre le progrès scientifique et la liberté d’entreprendre, contre la démocratie représentative et même la démocratie directe. En fait d’écologie, ils pratiquent le nihilisme, conclut Olivier Auguste.