Alpine, constructeur automobile français et propriété du groupe Renault, a officialisé son programme pour les 7 années à venir. Une stratégie ambitieuse pour dégager 8 milliards d’euros de chiffres d’affaires d’ici 2030 qui va s’appuyer sur la sortie de 7 voitures électriques.
Pour être honnête, Alpine doit encore faire ses preuves. Mais la marque dispose d’une image positive : elle s’est relancée avec un premier modèle, l’A110, il y a 5 ans et même si elle ne gagne pas beaucoup en Formule 1, elle fait le buzz. Depuis que Luca de Meo a pris le contrôle du groupe Renault, Alpine est devenu un sujet stratégique.
Le démarrage n’est pas très rapide puisqu’Alpine a vendu moins de 4.000 exemplaires l’an dernier de son petit coupé. Mais le Directeur général de Renault est ambitieux. Il est prêt à donner sa chance à cette marque car son expérience passée chez Audi ou Seat lui a montré que le haut de gamme était potentiellement ultra-rémunérateur.
Alpine mise sur l’électrique et espère exporter un maximum
L’objectif d’Alpine est de passer à 2 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2026 et à 8 milliards en 2030. Ce chiffre commencerait à faire beaucoup quand on sait que le groupe Renault n’a vendu que pour un peu plus de 45 milliards d’euros d’automobiles en 2022.
Pour réussir ce pari, Alpine a misé sur l’électrique et l’augmentation de l’offre. Les vieilles marques de luxe sportives sont prisonnières des gros moteurs. Le constructeur dieppois, qui a toujours joué sur la légèreté et le bon rapport poids-puissance, veut miser avant tout sur les batteries et sur sept nouveaux véhicules d’ici 2030 (des petites, des grosses, des berlines, des sportives, des SUV). Et Alpine qui, aujourd’hui ne vend pratiquement qu’en France, espère réaliser la moitié de son chiffre d’affaires hors de l’Hexagone en 2030.
Alpine doit gagner des courses en Formule 1
Ce sont des objectifs possibles mais difficiles à atteindre. En termes de technique ou de design, Alpine va savoir faire de belles voitures. Dans le luxe ou le haut de gamme, on vend du rêve : il s’agit de créer un joujou, pas une voiture outil indispensable. Les marques de luxe savent générer cette désirabilité mais ça ne se décrète pas. Dans l’automobile, les Anglais et les Italiens ont le monopole du luxe.
Même les Allemands font plus du premium que du luxe. Alpine, qui cherche à croître de 40% par an, se prépare à relever un sacré défi. Pour avoir une chance de l’emporter, il faut absolument que la marque gagne des courses en Formule 1.
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La crédibilité passe par là. Hier ils ont ouvert le capital de leur écurie à un fonds américain spécialisé dans le sport et un fonds géré par des stars d’Hollywood comme Ryan Reynolds. De bon augure car le luxe est un business d’image et il faut savoir faire des peoples ses alliés.