TOP 5 Georges Bizet (1838-1875)

Comme Mozart ou Schubert, Bizet est mort très jeune. Son catalogue est bien moins fourni que les leurs, mais contient quelques « tubes » que chacun fredonne. La publicité ne s’y est pas trompée, elle qui a abondamment utilisé ces mélodies facilement identifiables, souvent porteuses d’une grande énergie rythmique.

 

Bizet est mort à 36 ans. Enfant précoce, il entre à seulement dix ans au Conservatoire de Paris. L’établissement a même dû lui fournir une dérogation d’âge ! Sa famille l’encourage. Une mère pianiste, un oncle professeur de chant reconnu dans toute l’Europe comme un spécialiste de Gluck, voilà qui aide à se lancer dans une carrière musicale. Contrairement à Berlioz, il obtient le Prix de Rome haut la main et gardera toujours de bons souvenirs de son séjour à la Villa Médicis. Mais ce n’est pas un compositeur prolixe. Bizet s’interroge beaucoup, cherche son style. Il écrit des pièces pour piano, deux symphonies, et des mélodies. Mais c’est surtout un passionné de la scène. Il compose L’Arlésienne pour accompagner la pièce éponyme d’Alphonse Daudet. Il fait ses débuts à l’opéra avec Les Pêcheurs de perles. Puis suivent La Jolie Fille de Perth et Djamileh. Sur chacun de ces trois ouvrages, Bizet fait preuve d’une grande auto-critique. Il tire les leçons des faiblesses de ses précédents opéras lorsqu’il écrit son chef-d’œuvre : Carmen. Hélas, l’œuvre est mal reçue lors de sa création en 1875, aussi bien par la critique que par le public. Des compositeurs comme Saint-Saëns et Massenet prennent en France la défense de l’ouvrage. A l’étranger, Brahms ou Wagner saluent son génie. Carmen ne tarde pas à triompher sur toutes les scènes européennes, mais il faut attendre 1883 pour que la France reconnaisse le chef-d’œuvre. Nul n’est prophète en son pays… Déjà usé par la fatigue de la composition et les soucis financiers qui l’obligent à multiplier les leçons de piano, Bizet est très atteint par l’échec de Carmen lors de sa création parisienne. Il meurt trois mois plus tard, à seulement trente-six ans. Aujourd’hui, Carmen est l’un des opéras les plus représentés chaque année dans le monde.

 

1) Carmen, « L’amour est un oiseau rebelle »

(Anna Caterina Antonacci, The Royal Opera)

 

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2) L’Arlésienne, Farandole

(Deutsch-Niederländische KammerPhilharmonie, dir. Otis Klöber)

 

3) Les Pêcheurs de perles, duo « Au fond du temple saint »

(Roberto Alagna et Bryn Terfel)

 

4) Symphonie en Ut, 2ème mouvement

 

A lire aussi

 

5) Carmen, Prélude

(Philharmonique de Berlin, dir. Claudio Abbado)

 

Sixtine de Gournay

 

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