TOP 5 Giuseppe Verdi (1813-1901)

Les opéras de Verdi sont parmi les plus chantés sur les scènes du monde entier. Films et publicités se sont inspirés de sa musique. Voici quelques exemples des chefs-d’œuvre du maître de l’opéra italien.

Né près de Parme en 1813, la même année que Wagner, Verdi manifeste très jeune des dons pour la musique. Il reçoit le soutien d’Antonio Barezzi, un notable local, qui deviendra bientôt son beau-père. Mais Verdi perd coup sur coup sa femme et leurs deux enfants. Cette tragédie le marquera durablement et semble avoir profondément nourri le pessimisme de ses œuvres. Si ses deux premiers ouvrages sont peu remarqués, Verdi obtient le succès avec Nabucco en 1840. C’est le début d’une longue carrière, presque exclusivement consacrée à l’opéra. L’Italie est alors agitée par des troubles politiques. Le nord de l’Italie cherche à se libérer du joug autrichien, tandis que le pape fait tout pour sauvegarder ses Etats pontificaux, et que les partisans de Garibaldi rêvent d’une république ! C’est l’époque du Risorgimento, qui va mener l’Italie à son unification sous la bannière de Victor-Emmanuel de Savoie. Les opéras de Verdi, lorsqu’il est question de lutte pour la liberté contre un tyran ou un envahisseur, ont donc une forte résonance politique pour le public (Nabucco, Ernani, Jeanne d’Arc, Attila…). Verdi enchaîne les productions au rythme fou d’un ou deux opéras par an, et devient un symbole : les graffitis « VIVA Verdi » sont une anagramme pour la revendication de l’unité italienne. Mais, avec le temps, Verdi s’intéresse davantage à la psychologie de ses personnages. Le bouffon Rigoletto, Violetta dans La Traviata, Philipe II dans Don Carlos, ou Otello, sont des personnages complexes, et la musique souligne les différentes facettes de leur caractère. Mais plus que sa peinture de l’âme humaine, ce qui frappe chez Verdi c’est son sens du théâtre. Il n’hésite pas à modifier lui-même le livret pour obtenir une action structurée, menée d’une main de maître du début à la fin avec effets de contraste et suspens. La recette du succès provient aussi des airs facilement mémorisables. Rigoletto, par exemple, est un enchaînement de « tubes » ! Après plus de vingt-cinq opéras où les héros sont broyés par le destin, Verdi revient au genre comique avec Falstaff. Le compositeur a 80 ans lors de la création en 1893. Il meurt huit ans plus tard à Milan.

 

Sixtine de Gournay

 

1. Rigoletto, « La Donna è mobile »


Les 3 Ténors (Luciano Pavarotti, José Carreras et Placido Domingo)

 

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2. La Traviata, « Libiamo »


Anna Netrebko et Rolando Villazon

 

3. La Force du destin, Ouverture


Orchestre du Théâtre Mariinsky, dir. Valery Gergiev

 

4. Nabucco, Choeur des esclaves « Va pensiero »


K&K Philharmoniker et Opernchor, dir. Matthias Georg Kendlinger

 

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5. Aïda, « les trompettes » (Marche Triomphale et Ballet)


Orchestre du Metopolitan Opera de New York

 

 

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