Jules Massenet

(1842-1912) Epoque postromantique

Admis à la villa Médicis après avoir remporté le grand prix de Rome en 1863, Jules Massenet entreprend un voyage à travers l’Europe (Italie, Allemagne, Autriche-Hongrie) qui lui servira d’inspiration pour ses suites d’orchestre (Scènes pittoresques, Scènes alsaciennes…). Mais c’est dans le domaine de l’opéra que son legs musical pèse le plus. En s’inscrivant dans le sillage de Charles Gounod, il parvient à assimiler discrètement les procédés nouveaux de Richard Wagner sans sacrifier l’aspect sentimental de sa musique, très apprécié du public.

Sa muse excelle à peindre un certain type d’héroïne qui lui est propre, qu’elle se nomme Marie-Madeleine, Manon, Thaïs (d’où est extraite la célébrissime « Méditation » avec violon solo) ou Cendrillon. Mais cela ne doit pas occulter les œuvres lyriques dominées par les hommes (Le Cid, Werther, Don Quichotte) tant Massenet possède un sens inné du théâtre et de l’écriture vocale. Travailleur acharné – ses journées commençaient à quatre heures du matin – et pédagogue unanimement apprécié au Conservatoire de Paris où il fut nommé professeur de composition, il eut comme élèves des personnalités aussi différentes que Gustave Charpentier, Reynaldo Hahn ou Florent Schmitt.