Brahms et Schumann en 3D, les nouvelles œuvres du plasticien Hadi Karimi

Après les reconstitution en 3D des visages de Frédéric Chopin, Franz Schubert et Franz Liszt, l’artiste plasticien iranien Hadi Karimi s’est attaqué à ceux de Johannes Brahms et Robert Schumann. Une performance artistique de haute qualité et un témoignage mémoriel passionnant.

 

Johannes Brahms est représenté tel qu’il était à 30 ans

Depuis la fin mai, Hadi Karimi, artiste-plasticien iranien, surtout connu pour ses travaux de reconstitution en 3D de visages de grands noms du cinéma, du rock et de la variété, s’est attaqué aux grands compositeurs de la mouvance romantique qui a marqué la musique classique au 19siècle. Après celles de Frédéric Chopin, Franz Schubert et Franz Liszt, Hadi Karimi, a réalisé début août les reconstitutions en 3D des visages de 2 immenses compositeurs allemands : Johannes Brahms et Robert Schumann tels qu’ils devaient être à l’époque.

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Pour Johannes Brahms, Hadi Karimi souhaitait le représenter tel qu’il était dans ses jeunes années alors que la plupart des peintures qui lui ont été consacrées le montrent âgé, barbu et légèrement dégarni. Heureusement le plasticien a pu s’inspirer de nombreux daguerréotypes (procédé photographique qui produisait une image sans négatif sur une surface d’argent) réalisés dans la jeunesse du compositeur allemand au début des années 1860, peu avant qu’il s’installe définitivement à Vienne où il mourut en 1897, à l’âge de 63 ans

Un travail plus compliqué pour Robert Schumann

Le travail d’Hadi Karimi sur le visage de Robert Schumann s’est avéré plus complexe. Il n’existe en effet que deux ou trois daguerréotypes réalisés en 1850 mais ils sont très détériorés et l’artiste a dû composer avec des portraits du compositeur peints à l’époque dont il admet qu’à l’exception des cheveux leur fiabilité est sujette à caution.

 

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C’est donc un Robert Schumann âgé d’une quarantaine d’années qu’on peut découvrir. La carrière du compositeur était alors à son apogée mais il décédera en 1856, à l’âge de 46 ans dans le quartier d’Endenich à Bonn où un musée, le Schumann-Haus, lui est dédié. Le prochain travail d’hani Kamari sera d’ailleurs consacré à Clara Schumann, la compositrice et pianiste, épouse du compositeur allemand.

 

Philippe Gault

 

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