VivaTech 2023 : Les start-up françaises face à un avenir incertain

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Ce mercredi s’ouvre le salon de la VivaTech, Porte de Versailles à Paris. En dépit du soutien affiché du président de la République Emmanuel Macron et à l’heure de l’intelligence artificielle, le monde de la FrenchTech doit faire face à certain nombre de difficultés.

On peut voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein. Pourquoi vide ? Comme une bonne partie de l’économie qui dépend des financements, le monde des start-up est fragilisé par la hausse des taux d’intérêts. Pour les fonds, ça devient plus compliqué et moins rentable de financer des jeunes pousses qui sont toujours risquées.

En conséquence, les valorisations baissent. Ce n’est pas très bon pour le moral. En outre, une start-up qui a du mal à relever de l’argent pour financer sa croissance doit se serrer la ceinture. Il faut réduire un peu les effectifs et ne plus trop se disperser. C’est incontestablement une crise.

Certaines start-up qui tirent leur épingle du jeu

Pour la valorisation, c’est un peu comme dans l’immobilier. Une entreprise peut valoir un peu moins qu’il y a un an ou deux mais toujours beaucoup plus qu’il y a quatre ou cinq ans. Il y a encore de la création de valeur.

On se sent moins riche, ça ne veut pas dire qu’on est pauvre. Ensuite, la tension sur le financement n’est pas insurmontable. Il y a encore de l’argent pour les bons projets. Et la crise relative oblige les entreprises à se recentrer sur les priorités en gérant la croissance.

Les start-up qui vont sortir de la crise seront renforcées. On est davantage dans une crise conjoncturelle que structurelle. Donc je ne suis pas trop inquiet.

Un contexte favorable pour l’avenir de la Tech

Les start-up surfent sur la digitalisation de l’économie. Ce phénomène ne va pas s’arrêter. Elles se nourrissent de l’innovation et des ruptures qui créent des opportunités pour de nouveaux entrants.

Aujourd’hui on travaille sur la voiture électrique et autonome, sur la nouvelle conquête de l’espace, sur le verdissement de notre économie, sur le nouveau commerce, mais aussi sur l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.

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Et pour tous ces projets de rupture, on a la chance d’avoir à la fois des entrepreneurs, des start-up et du financement. C’est tout cela qui me rend confiant. Mais il faut être prudent. Dans le digital c’est souvent le « winner takes all », le vainqueur rafle la mise.

Dans la première vague, ce sont les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) qui ont tout raflé. On attaque la deuxième vague dans une meilleure position de départ car on a un écosystème qui ne part pas de zéro. Mais dans la Silicon Valley, la crise semble être déjà oubliée. Eux aussi recommencent à investir comme des fous et ne vont pas nous attendre.

David Barroux

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