La chanteuse Taylor Swift a été désignée « personnalité de l’année » par le magazine Time, succédant au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Au-delà de son incroyable succès musical, l’artiste pèse lourd dans l’économie des Etats-Unis, de l’aveu même de la Banque centrale américaine.
Taylor Swift est sans contestation possible la star des années passées et de celles à venir. Jeune Américaine de 33 ans, sa famille a déménagé à Nashville quand elle avait 10 ans pour qu’elle puisse se lancer dans la country. Elle a sorti son premier disque dédié à ce style musical à 16 ans mais a depuis élargi son spectre.
C’est aujourd’hui la nouvelle reine de la pop et la chanteuse la plus écoutée au monde sur Spotify, avec 26 milliards de lectures de ses titres cette année. Taylor Swift bouclera l’an prochain la plus grande tournée mondiale de tous les temps : 146 dates dans plus de 20 pays.
Sa fortune personnelle n’a pas encore atteint le milliard de dollars mais s’en approche doucement. Au-delà de son style musical, la chanteuse fascine par la faculté qu’elle a eue à réinventer les codes économiques dans l’industrie musicale.
En 2014, Taylor Swift avait quitté Spotify
Son succès fait sa force et Taylor Swift en a conscience. Elle a décidé de s’en servir pour engager de multiples bras de fer dans l’industrie musicale. En général dans ce milieu, l’artiste est en position de faiblesse face aux maisons de disques, aux organisateurs de concerts, aux vendeurs de billets, ou encore aux sites de streaming.
Mais Taylor Swift n’a pas eu froid aux yeux : en 2014, elle a tout simplement décidé de quitter Spotify car elle considérait ne pas être assez rémunérée. La chanteuse a commencé à réenregistrer ses vieux albums car elle n’était pas propriétaire de tous les droits lors des premières sorties. Aujourd’hui encore, elle s’affirme en vendant ses tickets de concert en direct et en attaquant les intermédiaires qui gèrent la partie technique lorsqu’ils font des erreurs.
Enfin, elle a fait de son dernier concert un film diffusé sur grand écran en fixant ses propres conditions : une production qui pourrait rapporter plus d’un milliard de dollars.
La Banque centrale américaine reconnaît un effet « Swift »
Cet immense succès a un impact économique plus global. Lorsque Taylor Swift organise un concert, on parle de dizaines de milliers de billets vendus au tarif de plusieurs centaines de dollars pour remplir un stade. Quand 50 000 fans se déplacent, se logent, mangent ou consomment, cela fait tourner l’économie locale.
La chanteuse est montée 68 fois sur scène en un an aux Etats-Unis, ce qui a généré plus de 2 milliards de dollars de retombées économiques. Même la Banque centrale américaine a reconnu qu’il y avait un effet « Swift ».
A lire aussi
La chanteuse génère même de l’inflation en faisant monter le prix des chambres d’hôtel ou en vendant des t-shirts hors de prix. Autre exemple : comme ses billets s’arrachent souvent au marché noir, elle oblige les banques à mettre plus de billets dans les distributeurs. Sa grand-mère était chanteuse d’opéra et son père était trader chez Merrill Lynch ; Taylor Swift a elle su marier musique et dollars.
Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique