A la veille de la COP28 qui s’ouvre ce jeudi à Dubaï, le président de la Fédération bancaire française et président du directoire de BPCE Nicolas Namias était l’invité des Voix de l’économie sur Radio Classique. Il a annoncé que l’an dernier, les banques françaises ont multiplié par deux l’encours de crédits verts et durables par rapport à 2021.
« Aujourd’hui, tout projet vert trouve son financement ». Nicolas Namias cite aussi bien le cas de particuliers prévoyant la rénovation énergétique de leur habitation que d’industriels voulant développer des champs d’éoliennes en mer.
L’encours de crédits verts et durables (le montant total) a atteint 216 milliards d’euros en 2022 a indiqué l’invité de François Geffrier, contre 100 milliards en 2021. S’agissant des énergies renouvelables, le financement s’est élevé à 50 milliards d’euros l’an dernier.
Les banques françaises en avance sur les autres
« Les banques françaises sont en avance sur leurs homologues internationales (…) dans le financement des énergies vertes », s’est félicité Nicolas Namias.
« L’enjeu de la transition, est à la fois massif, urgent et complexe » explique-t-il. « Massif compte tenu des investissements qu’il faut réaliser, urgent compte tenu du fait qu’il faut en quelques années modifier un système de production et de consommation qui date de l’ère industrielle et complexe parce qu’on doit viser différents objectifs ».
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