La compagnie Air France, présente à Orly depuis 1946 a décidé de quitter l’aéroport situé au sud de Paris. Plus de 2 millions de passagers sont concernés par cette décision.
Air France n’a pas d’autre choix que de quitter Orly. Tant que sa présence dans l’aéroport du Val-de-Marne rapportait de l’argent, ça allait, mais c’est aujourd’hui un foyer de pertes pour notre compagnie nationale.
Mis à part quelques vols pour la Corse, les navettes vers Marseille, Toulouse et Nice, et les départements d’Outre-Mer seront arrêtés. Cela va bien sûr inquiéter les plus de 2 millions de passagers qui utilisaient ces lignes tous les ans, mais il faut qu’ils se rassurent : il existe des solutions.
Air France va renforcer son offre à Roissy
Air France quitte Orly mais le groupe Air France-KLM va y rester très présent via sa marque Transavia. L’idée est de réduire les coûts en passant à une offre low-cost, pour à la fois vendre plus de billets parce que le groupe sera plus compétitif, et remplacer un foyer de pertes par une activité rentable.
On pourra encore partir d’Orly en avion, mais la couleur des sièges et l’offre vont un peu changer. On pourra aussi partir de Roissy si on veut voler sur Air France. La compagnie va même augmenter l’offre domestique de son plus gros hub car les vols court-courriers transportent des passagers qui ensuite embarquent sur les vols long-courriers plus rentables.
Baisse de 60% des passagers qui faisaient l’aller-retour dans la journée
Enfin, si Air France arrête Orly c’est aussi parce que le TGV a pris des passagers aux avions. On peut ajouter également l’effet visio-conférence qui réduit le nombre de clients d’affaires. La demande sur les navettes aériennes a baissé de 40% depuis 2019, et même de 60% sur les passagers qui faisaient des allers-retours sur une journée.
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La décision d’Air France fait tout de même râler les élus locaux de Nice et Toulouse notamment. Mais il faut être logique : on ne peut pas vouloir tout et son contraire. Moins d’avions, plus de trains. Moins de pertes pour Air France, moins de subventions pour des activités déficitaires, et de l’autre côté maintenir cette activité déficitaire et faire voler plus d’avions sur des lignes domestiques. La logique du marché s’impose forcément. Air France va encore perdre plus de 130 millions d’euros sur ses lignes domestiques cette année, dont 100 millions sur les lignes de la navette… Continuer n’avait pas de sens.