Inflation : Les prix des produits alimentaires ne sont pas près de baisser

SYSPEO/SIPA

Alors que le gouvernement avait promis une baisse des prix des produits alimentaires pour la rentrée, l’inflation persiste et la fluctuation escomptée se fait toujours attendre. Pourtant, quelques améliorations sensibles pourraient réjouir les consommateurs en septembre.  

Pour l’instant, le rythme de la hausse des prix ralentit. En mai dernier, la hausse était de 16 % sur un an, pour passer un peu au-dessus de 15 % en juin et aujourd’hui sous la barre des 14 %.

Autre constat : notre panier moyen est composé de diverses familles de produits et même si globalement on reste sur une tendance inflationniste supérieure à 20 % sur deux ans, certains articles peuvent enregistrer des baisses ponctuelles.

Les prix des marques de distributeurs pourraient enregistrer une baisse à la rentrée

Les prix peuvent baisser pour certains produits peu transformés. C’est le cas du beurre dont le prix a chuté de 30 % depuis le début de l’année ou de l’huile de colza qui enregistre une baisse de 42 % par exemple.

Mais ce n’est pas tout. Les prix peuvent aussi baisser sur les marques distributeurs (MDD), celles qui portent le noms des enseignes et non des géants de la grande consommation. Ce sont des produits qui ne font pas de publicité, innovent peu et surtout dont l’évolution des prix n’est pas liée aux fameuses négociations annuelles entre distributeurs et producteurs qui se concluent tous les ans en mars.

Pour les MDD, les distributeurs peuvent obtenir des baisses à tout moment dans l’année. Ainsi, sur des produits peu transformés comme les pâtes, des baisses pourraient avoir lieu à la rentrée. Enfin, en septembre, les promotions financées par les distributeurs et les industriels devraient être plus nombreuses. Ce sont néanmoins des baisses ponctuelles.

Les entreprises doivent encore encaisser le choc du Covid et de la guerre en Ukraine

Globalement, l’inflation persiste. Les industriels continuent à faire face à des hausses de prix. À titre d’exemple, les prix du sucre ou encore du carton grimpent. De même, les prix de l’énergie pourrait repartir à la hausse à la rentrée.

Ensuite, même si l’inflation se calmait, les prix commenceraient par arrêter de grimper avant de commencer à baisser. Pour cela, il faudrait que les coûts des entreprises baissent réellement. Pour l’instant, la plupart des industriels ont reconstitué leurs marges. Ils reviennent progressivement aux niveaux de 2019.

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Les entreprises ont dû encaisser le choc de la Covid et les conséquences de la guerre en Ukraine. Ce sont des facteurs lourds qui ont provoqué des hausses de prix. Même si la Covid se calme et qu’un jour la guerre s’arrête, on ne peut pas revenir en arrière en un claquement de doigts.

David Barroux  

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