Arm : Quels sont les enjeux de sa méga-introduction en bourse ?

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Après deux années moroses, une introduction en bourse pourrait faire grand bruit à Wall Street. Le géant  britannique des puces de téléphones portables, Arm, va tenter sa chance au Nasdaq, une opération financière qui attise la convoitise des plus grands investisseurs. 

Le secteur des technologies mène à nouveau la danse à Wall Street. Le fabricant de puces anglaises Arm est le nouvel aimant des investisseurs. Non seulement ses puces équipent 99 % de nos portables, mais elles pourraient s’avérer très utiles pour les nouvelles applications d’intelligence artificielle.

La preuve, le champion américain du secteur, Nvidia, avait voulu racheter Arm l’an passé. Mais les autorités de la concurrence britanniques s’y sont opposées. Résultat, son actionnaire, le Japonais Softbank, se tourne maintenant vers Wall Street où il espère réussir l’une de ces méga-opérations qui marquent l’histoire financière.

C’est évidemment une énorme déconvenue pour la bourse de Londres, où Arm a été cotée par le passé, et qui aurait voulu gérer la nouvelle introduction en bourse de l’enfant du pays.

L’entreprise britannique Arm vise la plus grosse introduction en bourse de l’année avec une valorisation de 64 milliards de dollars 

On sait, depuis la sortie du prospectus de vente, lundi, qu’Arm est valorisé à 64 milliards de dollars. C’est le double du prix de son acquisition par Softbank en 2016.

La dernière mega introduction en bourse du secteur high tech remonte à 2014. À l’époque, le géant chinois du commerce électronique, Alibaba, avait pu lever une somme record de  25 milliards de dollars.  L’an dernier, le fabricant de voitures électriques Rivian s’est financé à hauteur de 13 milliards de dollars. L’entreprise Arm fera-t-elle aussi bien ?

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C’est très possible et ce n’est pas non plus tout à fait sûr. Car les ventes de smartphones sont en baisse, et l’économie chinoise est fragile alors que ce pays représente un quart des revenus du fabricant de semi-conducteurs. Cela peut rendre prudent les acheteurs du titre. Pour mettre toutes les chances de son côté, Softbank aurait mobilisé  un socle d’investisseurs. La corbeille est belle. Il y aurait Apple, Samsung, Intel et Amazon, ou encore Nvidia, l’acquéreur éconduit.

Virginie Robert

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