Il y a un an, le robot conversationnel ChatGPT était lancé par la start-up OpenAI. L’outil compte aujourd’hui plus de 100 millions d’utilisateurs. Mais passé le choc de la découverte de ses capacités, il semble que la révolution promise par l’intelligence artificielle générative doive attendre encore un peu.
Dans les affaires, c’est un peu comme dans la vie : on apprend de ses erreurs de jeunesse ou des erreurs de ses prédécesseurs. Aujourd’hui, les dirigeants d’entreprise ont été vaccinés contre les risques de l’innovation que l’on a parfois tendance à prendre un peu trop à la légère.
Lorsque l’Internet grand public est né ou quand l’iPhone a lancé le marché des smartphones, beaucoup de grands groupes ont sous-estimé la potentielle menace de ces innovations.
Par arrogance, par conservatisme, par manque de vision ou par peur de fragiliser leurs rentes, ils n’ont rien fait et cela a donné naissance à de nouveaux acteurs comme Amazon, Airbnb, Uber ou Spotify : des géants qui ont changé la donne. Ainsi, les dirigeants actuels savent qu’une entreprise avertie en vaut deux et se sont intéressés très rapidement à ChatGPT.
Comprendre et se familiariser avec l’IA générative
Pour l’instant, le robot conversationnel alimenté par l’intelligence artificielle n’a pas bouleversé le quotidien des entreprises. Nous nous situons plus dans une phase de compréhension du potentiel de cet outil et d’analyse de son impact sur les métiers et les organisations. L’objectif est de comprendre et de se familiariser. La cadence de ce processus est sans doute plus rapide dans des petites structures très réactives que dans les grands groupes.
Mais l’IA générative est déjà utilisée pour rédiger des présentations, faire des résumés, des recherches, ou encore trouver des idées. Elle est exploitée essentiellement pour des fonctions répétitives ou à faible valeur ajoutée. Il s’agit davantage d’un outil voué à « augmenter » les salariés, selon l’expression des Anglo-Saxons, qu’à les remplacer.
Il serait donc exagéré de parler de révolution pour le moment. Aux Etats-Unis, une règle dicte qu’on a souvent tendance à surestimer les effets à court terme et à sous-estimer ceux à long terme en matière d’innovation. Nous en sommes à ce stade en ce qui concerne l’intelligence artificielle.
L’intelligence artificielle fera partie de notre quotidien
Le monde était sous le choc il y a un an lorsqu’il a compris qu’une machine dopée à l’algorithme et aux données était capable de lui répondre comme un humain. Depuis, les limites d’une IA jamais totalement fiable sont apparues.
Par ailleurs, son déploiement pose des nouveaux problèmes de droit, d’éthique et de sécurité. Les grandes organisations avancent donc avec une forme de prudence. Mais l’IA va petit à petit monter en puissance et en compétence.
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Des services spécialisés alimentés par l’intelligence artificielle vont être développés et seront utilisés de plus en plus fréquemment et pour des choses toujours plus complexes. Tout comme l’humain a appris à utiliser l’Internet et les smartphones, il va apprendre à utiliser l’IA qui finira par faire partie de son quotidien.
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