Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a lancé cette semaine une « Initiative de diplomatie musicale » dans le but de promouvoir la politique étrangère des États-Unis à travers la musique.
Dans le cadre de cette initiative originale, les Etats-Unis vont dépêcher à l’automne des artistes de renom au Moyen-Orient, ainsi qu’un grand orchestre classique en Chine. Ainsi, le pianiste et claviériste Herbie Hancock, accompagné de la chanteuse de jazz Dee Dee Bridgewater et de l’ensemble de Jazz de l’université de Californie-Los Angeles (UCLA), se produira en Jordanie en octobre, en mémoire du concert historique que l’orchestre de Duke Ellington donna en 1963 au Théâtre romain d’Amman.
La tournée de Herbie Hancock se poursuivra en Arabie saoudite pour 4 jours de concerts. Une première alors que les Etats-Unis soutiennent l’allié saoudien dans une tentative de rapprochement historique avec Israël malgré les divergences.
Le Philadelphia Orchestra, 1er orchestre américain à jouer en Chine
Parallèlement, une quinzaine de musiciens de l’Orchestre de Philadelphie, la formation dirigée par Yannick Nézet-Séguin, se produira dans plusieurs villes chinoises (Pékin, Tianjin, Suzhou et Shanghai) du 9 au 18 novembre, pour célébrer les 50 ans de sa tournée historique en 1973, la 1ère en Chine pour un orchestre américain, un an après un voyage de Richard Nixon à Pékin. Davyd Booth Un violoniste qui avait participé à cette tournée sera de la partie.
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Le tout s’intègre dans cette nouvelle « Initiative de diplomatie musicale » lancée par le chef de la diplomatie américaine, lui-même guitariste amateur et qui s’est amusé à jouer quelques notes de Muddy Waters lors d’une cérémonie mercredi soir au département d’État.
L’objectif : mettre la musique au service des ambitions de la diplomatie américaine et promouvoir les échanges culturels. Cette initiative prévoit d’autres séries d’échanges et de collaborations musicales, dont notamment l’envoi d’artistes hip hop au Nigeria en septembre.
Philippe Gault (avec AFP)