Ce mardi 13 juin, l’Unedic, association chargée de la gestion de l’assurance chômage en France, a annoncé poursuivre son désendettement avec un excédent qui devrait frôler les 18,5 milliards d’euros d’ici 2025. De bon augure alors que sa dette était passée à 60,7 milliards d’euros fin 2022 en raison du contexte de la crise de la Covid-19.
C’est un sacré pactole et une tendance plus qu’inhabituelle. Au moment où tous les comptes sociaux s’enfoncent dans le rouge, c’est même une exception dans notre modèle social. A y regarder de plus près, cela n’a toutefois rien d’étonnant pour cet organisme présidé par Patricia Ferrand.
Elle est la conséquence logique de la très bonne tenue du marché du travail, qui a encore enregistré 90.000 créations d’emplois au premier trimestre. Une tendance qui limite le montant des indemnités versées par l’Unedic tout en gonflant les cotisations que l’organisme perçoit.
L’économie française ne devrait pas sombrer dans la récession
A cela s’ajoute la croissance globale de la masse salariale favorisée par l’inflation et les effets de la récente réforme des règles d’indemnisation. Au total, si l’économie française ne sombre pas dans la récession, ce qui n’est pas prévu à priori, l’assurance chômage a devant elle trois années d’excédents garantis, qui devraient culminer à 8,7 milliards en 2025.
En France, on a tôt fait de trouver un emploi à tout ce qui peut ressembler à une cagnotte. On devrait donc rapidement entendre des voix s’élever pour réclamer une augmentation des indemnités chômages, voire une remise en cause de la réforme.
La priorité pour l’Unédic : se délester d’une lourde dette de 60 milliards d’euros
Sans attendre, le gouvernement lui-même étudie l’idée d’augmenter la participation de l’Unedic au budget de France Travail, le nouveau service public de l’aide à l’emploi. Un projet qui aurait du sens dans la mesure où l’assurance chômage bénéficiera indirectement de l’éventuel succès de cette création.
Mais attention à ne pas perdre de vue l’essentiel : se délester dès que possible d’une lourde dette, qui s’élevait à plus de 60 milliards d’euros en fin d’année dernière.
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Alors je sais bien que cette perspective ne fait rêver personne. Mais c’est le seul moyen d’assurer la pérennité de notre système d’assurance chômage, qui devra affronter à un moment ou à un autre des conjonctures moins porteuses.