Remaniement : Quels ministres sont sur la sellette ?

ELIOT BLONDEL-POOL/SIPA

Présenté comme inévitable, le remaniement au sein du gouvernement se fait attendre. Sur un siège éjectable, la première ministre Elisabeth Borne semble tenir le cap en dépit des agitations en coulisses. En déplacement à Marseille pour clôturer sa période des « cent jours », Emmanuel Macron a réitéré sa « confiance » à la cheffe du gouvernement.

L’agitation est grande dans les rangs de la Macronie alors qu’Emmanuel Macron commence une visite de trois jours à Marseille. La liste des ministres souhaitant l’accompagner était si longue qu’il a fallu que l’Elysée mette le holà pour éviter un défilé sur la Cannebière.

Résultat : seuls les 8 ministres directement concernés par le grand plan d’investissement « Marseille en grand » seront du voyage, et pas une quinzaine comme cela aurait pu être le cas. Certains se disent qu’ils ont besoin de passer du temps avec le président pour infléchir sa réflexion et peut-être sauver leur poste.

Un remaniement gouvernemental repoussé après le 14 juillet

Le président va-t-il remanier le gouvernement avant le 14 juillet ? A la rentrée ? Quid d’Elisabeth Borne ? Essaiera-t-il de nouer un accord avec Les Républicains en nommant une personnalité de droite ou issue de la droite à Matignon et d’autres à certains postes clés ?

Toutes ces questions sont à ce jour sans réponse. Ce sont des arbitrages politiques que le président et ses éventuels partenaires n’ont pas encore rendus. Mais il y a un constat qui, en revanche, semble acquis : celui d’un manque cruel d’incarnations au sein de l’équipe actuelle.

Education nationale, Santé, Ecologie : autant de ministères fragilisés

Quel que soit le scénario envisagé, la seule certitude est qu’Emmanuel Macron voudra remplacer ceux qui n’ont réussi ni à se faire entendre des Français, ni à imposer leur autorité sur leur administration. Pap Ndiaye à l’Education et François Braun à la santé sont concernés. Outre l’écologie où le désordre règne, la Première ministre Elisabeth Borne, Christophe Béchu, Agnès Pannier-Runacher, et pas moins de 4 ministres délégués et secrétaires d’Etat sont sur la sellette.

7 personnalités en tout et personne n’incarne grand-chose. On peut aussi évoquer le cas de Franck Riester, l’homme qui avait décrit une réforme des retraites injuste pour les femmes. Il a la charge des relations avec le Parlement, qui ont rarement été aussi exécrables.

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Arrêtons-nous ici mais ils sont nombreux à ne pas être en forme. L’un des proches du chef de l’Etat me confiait récemment : « aujourd’hui la seule parole que les Français entendent est celle du président. Si on veut faire quelque chose de concret dans les deux ans utiles qui nous restent, il faut des ministres capables de réformer en milieu hostile et pour ça il faut un minimum exister par soi-même. Nommons-les le plus vite possible ».

David Doukhan 

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