Réchauffement climatique : « chacun peut contribuer à son niveau » selon le président de l’ADEME

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Alors que la 28e Conférence des Parties sur le Climat de l’ONU (COP28) commence à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, un document interne du gouvernement révèle que la neutralité carbone en France sera « loin d’être atteinte en 2050 ». Le président de l’ADEME Sylvain Waserman veut tout de même porter un « message d’espoir » car « l’objectif est toujours atteignable » selon lui.

Les COP se succèdent chaque année mais l’ONU se veut plus alarmante que jamais : son dernier rapport environnemental fait état d’un réchauffement de la planète compris entre 2,5° et 2,9° avant la fin du siècle, bien au-dessus du seuil à ne pas dépasser fixé par l’accord de Paris en 2015.

Si le président de l’ADEME Sylvain Waserman rappelle que le réchauffement climatique est un « problème mondial », il insiste sur le fait qu’il est possible « d’agir au quotidien et de se mobiliser ».

L’ADEME porte un message d’action mais aussi « d’espoir » car l’objectif de neutralité carbone en France d’ici à 2050 est toujours « atteignable ». « On pourrait baisser les bras […] mais chacun peut contribuer à son niveau » affirme l’ancien député du MoDem.

Agir individuellement en calculant son empreinte carbone

La première étape d’une action individuelle peut consister à se rendre sur le site de l’ADEME pour « évaluer son poids carbone ». Alimentation, déplacements, logement : toutes les potentielles sources d’émissions de gaz à effet de serre sont comptabilisées.

« Ensuite, je crois à la liberté individuelle de chacun de se demander ce qu’il peut faire concrètement » pour diminuer son empreinte carbone. Pour le président de l’ADEME, chaque citoyen est libre de « construire son propre plan d’action » : « je ne crois pas à la logique d’imposer ».

Le spot publicitaire de l’ADEME « s’adresse à l’intelligence des gens »

Il y a une semaine, un spot publicitaire de l’ADEME incitait la population à moins consommer à l’approche de Noël, faisant référence à la « sobriété », une nécessité selon le GIEC qui ne relève cependant pas uniquement des choix individuels. La publicité a suscité une levée de boucliers de la part de plusieurs associations de commerçants.

« Je préférerais toujours un emploi en France qui répare une machine à laver qu’un emploi en Chine qui en fabrique une énième » réagit indirectement Sylvain Waserman. Selon lui, le spot publicitaire ne donne pas d’ordre mais « s’adresse à l’intelligence des gens » : « chacun est libre de faire ses choix ».

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Pour l’ancien député, « l’opinion publique est plus en avance » que l’on peut le croire sur le changement climatique. « Les Français ont fait le lien direct entre l’activité humaine et le réchauffement climatique à plus de 82%. Il faut faire confiance à nos concitoyens ».

Paul Cassedanne

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