Le cinéma mise sur les franchises, le choix de la facilité ?

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Aujourd’hui au cinéma, les franchises sont devenu la règle. Sur le top 10 des films qui ont réalisé le plus de recettes aux Etats-Unis depuis le début de l’année il y a huit franchises ou sequels comme disent les Américains. Cela va de Fast Furious 10 à Scream VI en passant par Avatar 2 ou Les Gardiens de la Galaxie 3.

Les franchises, ce sont ces films qui mettent en avant un héros ou un univers que l’on connaît déjà. Ce n’est pas forcément une suite mais c’est un épisode de plus. La première raison de cette tendance, c’est qu’économiquement, ça marche. La deuxième, c’est que le grand écran est de plus en plus concurrencé par la télévision, un écran de moins en moins petit et le cinéma est obligé de se réinventer.

On vit dans un monde de sur-offre. On a de plus en plus de contenus vidéos à consommer à la maison via les plateformes comme Netflix. En quantité, le nombre de séries a augmenté mais en qualité aussi. Pour pousser les gens à faire l’effort d’aller au cinéma, il faut dépenser plus. Les budgets des films ont explosé.

Un bon exemple de franchise réussie est celui de James Bond, qui a prouvé qu’il pouvait se réinventer

Cela oblige à prendre plus de risques et pour le minimiser, il vaut mieux s’appuyer sur des héros récurrents ou des personnages connus. On attire plus facilement l’attention, on mobilise des bases de fans existants. C’est pour ça que depuis 2002 par exemple on a eu droit à une dizaine de Spiderman.

Le premier risque de cette stratégie est celui de la lassitude, si c’est un peu toujours la même aventure qui se répète. Mais les scénaristes d’Hollywood – qui sont encore en grève d’ailleurs, notamment pour réclamer une hausse de leur rémunération – sont malins. Le bon exemple c’est James Bond qui a prouvé qu’il pouvait se réinventer.

Peut-on reprocher aux studios de chercher à répondre à la demande des spectateurs ?

On peut changer d’acteur, on peut donner plus d’épaisseur à un personnage, on peut s’inspirer de l’époque actuelle. On peut aussi renouveler le catalogue. Dans le monde des super-héros on fait passer un personnage secondaire au premier plan comme avec le Joker qui était le méchant de Batman et qui devient une franchise à lui tout seul.

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L’autre risque c’est celui de la standardisation. Si ce modèle finit par être le seul type de cinéma qui existe, on pourrait parler de marchandisation. Mais pour l’instant on n’y est pas. Le cinéma en France en particulier, reste riche de sa diversité. Après c’est aux spectateurs de choisir. La culture reste aussi un secteur économique. C’est tiré par l’offre, mais aussi par la demande et on ne peut pas reprocher aux studios de chercher à répondre à la demande pour maximiser leurs chances de réussite.

David Barroux

 

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