Le nouveau rapport des Français au travail fait l’objet d’un nouveau baromètre, dont Le Figaro dévoile la première édition ce matin. Il a été réalisé par l’EM Normandie et le groupe Actual, en partenariat avec Le Figaro Emploi.
Les cartes en matière d’employabilité, de recrutement, de compétences, sont tellement rebattues et confuses, qu’il était nécessaire de créer de toutes pièces un baromètre afin de préciser tout cela. Il a été créé par le chercheur Jean Pralong, à la demande du président d’Actuel, Samuel Tual. Le premier enseignement qu’il nous livre est qu’il existe un dissensus de taille entre candidats et recruteurs, qui ne parviennent plus à se comprendre.
Les recruteurs estiment avec nostalgie que les candidats ne sont plus ce qu’ils étaient, quand les candidats, eux, ne parviennent pas à trouver une offre d’emploi à la hauteur de leurs espérances. Il y a donc des offres et des candidats, mais les deux parties se toisent en chiens de faïence.
Employabilité et confiance en l’avenir
Ces nouveaux rapports au travail se mesurent grâce à deux critères essentiels : l’employabilité et la confiance en l’avenir. Ce sont les deux mamelles du monde du travail. Selon Jean Pralong, il ne s’agit plus seulement aujourd’hui, pour être employable, de cocher des cases et des compétences. Il s’agit aussi d’être en mesure de s’adapter en permanence à des environnements professionnels qui changent sans cesse, d’être le plus agile et proactif possible. Il faut aussi être en apprentissage continu.
La confiance en l’avenir est encore un autre sujet, qui apparaît peu dans les études. Or, si l’on prend des métiers en pénurie, cette confiance fera la différence dans la recherche d’emploi, en apportant aux candidats plus de pugnacité, plus de persistance… Ou l’inverse.
La bascule vers le pessimisme s’opère à 39 ans
Les désengagés sont précisément l’un des trois profils que l’on distingue parmi les actifs français. « Réengager les désengagés » est d’ailleurs l’une des missions que s’est fixée le groupe Actual, grâce à des programmes spécifiques qui combinent soutien social, formation et placement.
Parmi les autres profils se trouvent également les stables et les avant-gardistes. Les seconds représentent 13% des profils. Qualifiés, compétents et regardent vers l’avant, ce sont un peu les aventuriers, qui s’éloignent d’ailleurs souvent du salariat. Ils veulent voler de leurs propres ailes et tout choisir, sans rien subir.
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Enfin, les stables représentent presque la moitié de la population active. Ils se divisent entre stables optimistes et stables pessimistes, et l’étude nous dit que 39 ans est l’âge à laquelle s’opère fréquemment la bascule vers le pessimisme.
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