Un Français sur deux ne travaille que pour toucher son salaire

La moitié des salariés de France exerce son métier pour la rémunération qu’il apporte, selon une étude Ifop pour Le Figaro Emploi. La vision de la vie au travail a profondément changé en 30 ans.

De plus en plus de salariés ne travaillent que pour toucher leur rémunération. C’est donc bien le salaire qui reste le nerf de la guerre et celui qui fait la différence. Il y a 30 ans, en 1993, la part de salariés qui travaillaient exclusivement pour l’argent était d’un peu plus de 30%. Cela donc augmenté avec les années et le rapport des salariés avec leur travail et avec leur entreprise s’est, semble-t-il, fortement abîmé.

Il y a 30 ans, plus de 80% des salariés français étaient attachés à leur employeur. Il avait une réelle dimension affective envers son entreprise. Elle était perçue comme une seconde famille, ce qui expliquait que l’on pouvait passer toute une carrière dans la même société, par loyauté et par amour de l’entreprise. Aujourd’hui, ce sentiment s’est dilué : à peine 60% des salariés éprouvent cet attachement vers leur employeur.

7 salariés sur 10 estiment que les jeunes sont moins motivés

La notion d’épanouissement au travail s’est également effritée. A peine 30% des salariés ont un travail qui les enthousiasme et les épanouit, contre 50% il y a 30 ans. C’est une affaire de génération, aussi, puisque quasiment 7 salariés sur 10 estiment que les jeunes sont moins motivés et investis, ce que ces derniers réfutent. « Nous sommes passés en 30 ans du vivre pour travailler au travailler pour vivre », résume simplement Carole Ferté, directrice des études du Figaro Emploi.

A lire aussi

 

Il n’y a point de travail honteux, a dit Socrate, mais il y a des jobs pénibles. On pensait que la pénibilité au travail concernait surtout les métiers physiques, intenses ou sur des plages horaires compliquées. Aujourd’hui cette notion de pénibilité s’est bien élargie.

La moitié des Français estime souffrir de pénibilité au travail. Pourquoi ? Le stress, la charge ou surcharge de travail, ou encore la pression sont des facteurs qui relèvent de la pénibilité au travail. Le pire étant que 50% des salariés estiment que leur entreprise ne fait rien du tout pour lutter contre ce fléau.

Quentin Périnel

Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique