Consommation : savez-vous qui sont les champions d’Europe du chéquier ?

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Les Français ne le savent peut-être pas mais ils sont les rois du chéquier. Nous sommes de très loin les numéros 1 d’Europe, et peut-être même du monde : à l’échelle du Vieux continent, presque 9 chèques sur 10 sont signés dans l’Hexagone !

Dans certains pays comme la Suède, les chéquiers ont pratiquement disparu mais nous restons accros. Certes, on en signe de moins en moins. En 2006, ils représentaient plus d’un quart de nos paiements hors cash. Aujourd’hui ce n’est plus que 3,3%.

Le paiement par carte bancaire, le prélèvement et les virements sont montés en puissance. Le chèque décline d’environ 10% par an en France, mais beaucoup moins vite que chez nos voisins.

Un compromis entre l’Etat et les banques passé dans les années 1960

Si le chèque fait de la résistance, c’est d’abord parce que cela fonctionne et parce qu’on a l’habitude de s’en servir. Contrairement aux jeunes, les plus anciennes générations ont parfois encore le réflexe du carnet.

Ensuite, il reste indispensable pour certaines transactions. On a tous un médecin qui n’a pas de lecteur de carte bleue car il ne veut pas verser de commission sur le paiement ou car il a un peu peur des nouvelles technologies. Parfois, on a aussi besoin de laisser une caution avec un chèque, de faire un don à une association, de payer une sortie scolaire ou encore de régler un achat à distance auprès d’un particulier.

Par ailleurs, il y a une spécificité française : depuis les années 1960, les banques ont passé un compromis avec l’Etat. Ces dernières offrent le chèque, en échange de quoi elle ne rémunèrent pas les dépôts sur les comptes courants. Ainsi, la gratuité ne nous incite pas vraiment à nous en priver.

Les arnaques au chèque font mal au portefeuille  

Si l’interdiction des chèques ne semble pas s’imposer, il faut admettre que cela n’est pas très pratique. De nombreuses personnes n’en ont sans doute plus avec eux lorsqu’ils se déplacent, et payent souvent avec leur smartphone ou leur montre connectée.

Un moyen de paiement plus simple et efficace, amené à encore plus se démocratiser dans la mesure où les artisans ou les indépendants peuvent aujourd’hui accepter un achat par carte avec des petits terminaux mobiles. N’oublions pas également que le chèque est le mode de paiement le plus propice à la fraude. On se fait voler son chéquier dans son sac, il est parfois intercepté lorsqu’il est envoyé par la Poste, il peut même être falsifié.

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En montant total, la fraude au chèque ne représente certes que 400 millions d’euros par an. Un montant raisonnable à l’échelle du pays et de la quantité immense de transactions réalisées chaque année. Mais le montant moyen perdu lors d’une arnaque par chèque est tout de même de 1 800 euros : une jolie petite somme…

David Barroux

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