Les mois passent et la voiture électrique marque de plus en plus de points en France. On a constaté en septembre une montée en puissance des ventes, les véhicules électriques représentent presque un tiers du marché.
En septembre pour la première fois, les ventes de véhicules 100% électriques ont atteint 19% des nouvelles immatriculations. On est pratiquement à un véhicule neuf vendu sur cinq qui carbure à l’électron. Si on additionne les hybrides, c’est-à-dire les voitures qui peuvent combiner essence et électricité, on est à 29%.
Il y a clairement une accélération puisque sur les neuf premiers mois de 2023 les électriques et hybrides représentent 25% des ventes. C’était seulement 11% en 2020, et 2% en 2018. La montée en puissance est incontestable mais ça ne répond pas à la question suivante : « jusqu’où va monter la voiture électrique » ? Est-ce qu’on va passer de 25% en 2023 à 50% en 2025 et bien 100% en 2035 comme l’a prévu l’Europe ?
Manque de points de recharges : le problème sera résolu
Mon intuition est que cela va continuer à progresser, mais il y a un risque qu’on atteigne ensuite un plateau. Les clients pourraient ne plus suivre, préférer le marché de la voiture d’occasion plutôt que les voitures neuves.
Les batteries seront sans doute plus performantes. On va construire progressivement une infrastructure de recharge. Même si cela va longtemps rester compliqué pour les grands départs en vacances, ce problème va se régler. Le vrai souci est celui du coût.
A lire aussi
L’acheteur moyen aujourd’hui est un cadre supérieur qui a une voiture de fonction, ou un retraité qui a du patrimoine. A part une Dacia, les jeunes ont du mal à s’offrir une voiture neuve. Quand on passe à l’électrique c’est encore plus cher. Pour l’instant, il y a des subventions mais cela ne pourra pas durer indéfiniment, surtout si on en vend de plus en plus car cela coûte cher à l’Etat. Le pari est que les prix finiront par baisser. Mais pour cela, il faudrait peut-être qu’on accepte d’acheter que des voitures chinoises… pas sûr que cela soit très bon pour notre économie.