Comment faire passer certains messages en toute discrétion ? Découvrez trois nouveaux mots de la langue française très amusants à employer. « Archéopathe », « xylocéphalie », « paludoludiverbisme » permettent d’épater vos interlocuteurs !
Nous sommes entourés d’archéopathes, le saviez-vous ? Il s’agit d’un néologisme, qui n’est pas très répandu pour le moment, et c’est bien dommage. Il est pourtant porteur de sens. Il vient du grec ancien archos, qui signifie « ancien » et pathein, qui veut dire « souffrir ». L’archéopathe pense que rien ne va, qu’il n’y a plus de saisons, que tout part à vau l’eau et que c’était mieux avant. Plutôt que de dire de quelqu’un qu’il est réac, amusez-vous à dire que c’est un archéopathe.
Passons à un mot très rare qui évoque une réalité que nous avons tous déjà connu au moins une fois : la xylocéphalie. C’est un jeu de mot inventé par des fans de grec ancien, qu’il faut décomposer.
La xylocéphalie, un état qu’on préfère éviter
Xylo, c’est le bois en grec ancien, qu’on retrouve dans xylophone, ou alors pour désigner les insectes xylophages qui peuvent faire de sacrés ravages. Quant à céphalie, on peut citer microcéphalie ou macrocéphalie, le fait d’avoir une petite ou une grosse tête au sens propre. La xylocéphalie, cela signifie avoir une gueule de bois, un terme pseudo-scientifique pour désigner un état qu’on préfère éviter.
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Terminons avec le mot le plus difficile à prononcer : le paludoludiverbisme. Pour bien le dire, il faut le décomposer. Ce mot est composé de paludo, qui veut dire vaseux, ludi, le jeu, et verbisme, les mots. C’est donc un jeu de mot vaseux. Le paludoludiverbiste, c’est celui qui aime bien s’adonner à ce type de jeux de mots, à qui on renvoie un sourire un peu contrit, mais pour lequel on a de l’affection.
Karine Dijoud
Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? Avec l’Académie française