Roland-Garros : Djokovic « président de la Serbie dans 10 ans » prédit Nelson Monfort

CHINE NOUVELLE/SIPA

Vainqueur de son 23ème titre du Grand Chelem ce dimanche à Roland-Garros, Novak Djokovic est devenu l’unique détenteur du record masculin. De quoi le considérer comme le plus grand de tous les temps ? Sur les ondes de Radio Classique, Nelson Monfort lui prête même des ambitions plus grandes.

Novak Djokovic est désormais seul. Avec un 23ème titre en Grand Chelem, le 3ème à Roland-Garros, le Serbe apparaît plus seul que jamais au nombre de victoires en Grand Chelem. La victoire face au Norvégien Casper Ruud, « pourtant excellent dans les premiers jeux », en trois sets (7-6, 6-3, 7-5), souligne Nelson Monfort, a fini de placer Djokovic comme « le plus grand de tous les temps, au moins statistiquement ».

Confiant « avoir du mal à comparer les époques », il reste toutefois impressionné par la confiance dégagée par Novak Djokovic, « invincible dans les moments décisifs, toujours aussi mince et affûté ». Le tout à 36 ans et 20 jours, un record dans le tournoi parisien, ajoute le journaliste.

Djokovic : un record de victoires en Grand Chelem pour l’éternité ?

« Je pense que le chiffre 23 lui trottait dans la tête. » En lutte dans la course aux victoires en Grand Chelem avec l’Espagnol Rafael Nadal (22 titres), forfait pour le tournoi parisien à cause d’une blessure, Djokovic ne semble plus avoir de concurrent. « Qui pourra le battre à Wimbledon dans trois semaines ? » s’interroge même Nelson Monfort.

Assuré de reprendre sa place de numéro un mondial ce lundi, Novak Djokovic a surtout remporté 6 des 10 derniers tournois du Grand Chelem disputés. À rappeler qu’il n’était pas éligible à deux de ces tournois (Open d’Australie et US Open 2022) « pour des histoires de vaccin ».

Sans cela, nul doute qu’il serait à « 25 ou 26 titres », toujours selon le célèbre journaliste. Ce dernier lui prédit même un potentiel « Grand chelem calendaire » (remporter les quatre tournois majeurs la même année) en août prochain à l’US Open. À 36 ans, le chiffre de « 30 victoires » en Grand Chelem n’est donc pas à exclure.

Des ambitions extra-sportives pour Novak Djokovic

Mais, sa « stature de champion », émotif au possible, ne doit pas faire oublier la « dualité du joueur ». Personnage clivant que Nelson Monfort côtoie depuis presque vingt ans dans les arcanes du circuit masculin, Novak Djokovic ne réussira « jamais à être aimé comme Federer ou Nadal  ». Ce dimanche, le public du Central était encore acquis à la cause de son adversaire.

« C’est quelqu’un d’adorable sous le feu des projecteurs, admet-il. Mais, dans le privé et à l’entraînement, c’est un lion ». Interrogé par Renaud Blanc sur le « monstre de travail » qu’est Djokovic, le spécialiste a également rappelé tout ce qui séparait le Serbe des joueurs français, souvent « mal préparés pour la terre battue à Roland-Garros ».

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Figure nationaliste et populaire en Serbie, « engagé sur l’identité serbe », Novak Djokovic s’est encore exprimé pendant ce tournoi sur les tensions actuelles au Kosovo, ce qui lui a valu de nombreuses critiques. Plus qu’un joueur de tennis, « Novak est la Serbie et la Serbie est Novak ».

« Je pense que dans dix ans, il ne serait pas exclu de trouver Novak Djokovic président de la Serbie. » A défaut de trouver un adversaire à sa hauteur en tennis, Novak Djokovic pourrait en revanche, en cas de présidentielle, être concurrencé par une autre célébrité serbe, « bien connue des auditeurs de Radio Classique, le violoniste Nemanja Radulovic », s’est amusé Nelson Monfort.

Oscar Korbosli

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