Crise du Covid : « L’idée que personne n’était préparé est complètement fausse », assure Agnès Buzyn

ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Elle est venue livrer « sa » vérité sur la gestion de la crise du Covid : l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn était l’invitée de la matinale de David Abiker sur Radio Classique. Elle publie son Journal aux éditions Flammarion.

Agnès Buzyn veut « rendre aux Français une partie de l’histoire qu’ils ne connaissent pas », celle des trois premiers mois de 2020. Or l’ex-ministre estime que si un pays ne connaît pas son histoire, « il ne pourra pas en tirer les bonnes leçons ».

Elle pointe la sidération collective et le manque de préparation psychologique à un confinement. « Face à cette angoisse, on a voulu trouver un responsable, faire une utilisation politique de la gestion de la crise ». Accusée à l’époque de n’avoir pas pris la mesure de la pandémie, elle publie son journal pour démontrer exactement l’inverse.

Un exercice de simulation d’une épidémie mondiale organisé lors d’un G20

Tous les pays industrialisés se préparaient à lutter contre l’épidémie mondiale via des « groupes de travail gérés par l’OMS, des audits, des rapports ». Agnès Buzyn écrit même dans son livre que trois ans avant la crise du Covid, à Berlin, les dirigeants du G20 ont participé à un exercice de simulation d’une épidémie mondiale.

« Cette idée que personne n’était préparé est complètement fausse ». L’ancienne ministre d’Emmanuel Macron y voit une forme de déni collectif, reconnaissant toutefois que toute cette préparation a été inutile : « alors que tous les pays industrialisés se sont préparés, ça n’a pas fonctionné ».

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Une instruction de la Cour de justice de la République est toujours en cours pour retrouver d’éventuelles failles dans la gestion de la crise, qui pourraient être imputées pénalement à l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn, cette dernière assure que tout ce qui est dans son journal « est connu de la justice ». Ces écrits, ainsi que des « textos et des mails » ont été saisis lors de la perquisition de son domicile en 2020.

Béatrice Mouedine

 

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