Chat GPT, IA, Réseaux sociaux : Deux tiers des Français se sentent totalement dépassés par les nouvelles technologies

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ChatGPT, Sora, Midjourney, autant d’outils mystérieux pour les Français. Deux tiers d’entre eux admettent qu’ils sont totalement dépassés par les nouvelles technologies. C’est ce que dévoile une étude exclusive Opinionway réalisée pour l’École 42.

L’évolution rapide des outils numériques suscite des inquiétudes profondes quant aux implications éthiques, sociales et économiques de notre dépendance croissante aux nouvelles technologies. L’émergence de l’IA conversationnelle interroge sur les fondements de l’autonomie humaine et la diffusion rapide d’informations parfois fausses.

Cela créée un climat de désinformation, alimentant des craintes quant à la dégradation de la démocratie et de la confiance sociale. Les Français auraient besoin de temps pour souffler et s’approprier les technologies.

Des deepfakes de plus en plus réalistes

Pour 78% des Français, les nouvelles technologies évoluent trop vite et ne laissent pas le temps de les maîtriser. Autrement dit, ils se les approprient à la va-vite, en bricolant. Ils téléchargent des applications sans réellement savoir à quoi ils s’engagent, sans prendre le temps de s’y intéresser à tête reposée, alors que l’intelligence artificielle devient plus accessible à un plus grand nombre de personnes, y compris de criminels.

58% des Français se sentent particulièrement désarmés face à la technologie deepfake qui génère de fausses photos et vidéos ainsi que de faux audios d’un réalisme de plus en plus confondant. 46% des sondés ne se sentent pas armés contre la diffusion des fameuses fake news. Ils ont l’impression que celles-ci sont de plus en plus nombreuses et ont l’air de plus en plus fiables. Sophie Vigier, directrice de l’Ecole 42, tire la sonnette d’alarme : « il devient impératif d’insister sur le besoin pressant d’accompagnement et de formation du grand public », dit-elle.

Faut-il instaurer une majorité numérique pour accéder aux réseaux sociaux ?

Dans ce contexte, une très large majorité de Français nourrit une inquiétude pour les plus jeunes et pointe un certain nombre de mesures visant à les protéger. Deux d’entre elles sont plébiscitées : la sensibilisation des élèves au risque numérique à travers un contrôle des connaissances théoriques, et la formation des jeunes à la citoyenneté numérique pour les éduquer au savoir être sur les réseaux sociaux.

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79% se montrent même favorables à l’instauration d’une majorité numérique à partir de 15 ans sur les réseaux sociaux. Il y a du grain à moudre. Contrôler vraiment quel âge ont les gens qui s’inscrivent sur les réseaux sociaux, ce n’est pas simple à mettre en place, ni juridiquement ni surtout techniquement.

Quentin Périnel

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