TOP 5 Camille Saint-Saëns (1835-1921)

Pianiste virtuose, Saint-Saëns donne des concerts jusqu’à la fin de sa vie. Ses œuvres font la synthèse entre le romantisme germanique et la tradition française. Mélodiste inventif, il est aussi un champion de l’orchestration dans la lignée de Berlioz.

 

Contemporain de Fauré et de César Franck, Saint-Saëns est le témoin de l’évolution de la musique en France

Saint-Saëns a vécu 86 ans, ce qui en fait un contemporain à la fois de la création du Prophète de Meyerbeer (Saint-Saëns a alors 14 ans et est déjà élève au Conservatoire de Paris) et de celle des Noces de Stravinsky en 1923. Il est l’un des fondateurs de la Société National de Musique en 1871 avec Fauré, Massenet et César Franck, entre autres. Ces compositeurs souhaitent créer un espace où puisse être jouée la musique française contemporaine. La devise de cette nouvelle société musicale est d’ailleurs “Ars Gallica”, dans le contexte nationaliste de l’immédiat après-guerre contre la Prusse.

 

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Compositeur et pianiste reconnu, Saint-Saëns voyage beaucoup et contribue au rayonnement artistique de la France à l’étranger

Saint-Saëns réussit dans ses œuvres la synthèse des styles germaniques et français. Au premier, il emprunte le souci de la forme et les techniques de développement. Du second, il retient une certaine “clarté d’esprit” qu’on retrouvera chez Ravel, et une palette de couleurs orchestrales héritées de Berlioz. Sa carrière le mène fréquemment à l’étranger, soit pour la reprise de ses opéras soit pour des concerts dont il est le soliste. Russie, Egypte, Etats-Unis, Saint-Saëns se déplace aux 4 coins du monde. Pendant la Première Guerre mondiale, ses œuvres servent le rayonnement de la France à l’étranger, notamment en Amérique du Sud où la France tente ainsi une manœuvre diplomatique sur le terrain de l’art.

 

Sixtine de Gournay

 

1) Le Cygne, pour violoncelle et piano (Yo-Yo Ma et Kathryn Stott)

 

2) La Danse macabre (Orchestre Symphonique de Montréal, dir. Kent Nagano)

 

3) Concerto pour piano n°5 “L’Egyptien” (Jean-Yves Thibaudet, Concertgebouw d’Amsterdam, dir. Andris Nelsons)

 

4) Bacchanale de Samson et Dalila (Berliner Philharmoniker, dir. Gustavo Dudamel)

 

5) Introduction et Rondo capriccioso (Itzhak Perlman, New York Philharmonic Orchestra, Zubin Mehta)

 

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