César Franck

(1822-1890) Période postromantique

La nomination en 1872 de César Franck comme professeur d’orgue au Conservatoire de Paris (il n’obtiendra jamais le poste convoité de celui de composition) est le gage d’une aisance financière lui permettant de se consacrer à la création. Une délivrance pour ce musicien né en 1822 à Liège qui, après avoir subi la tyrannie d’un père d’une radinerie redoutable, courra longtemps le cachet, ne réservant à la composition que son peu de temps libre et ses vacances d’été. Mais, entre deux concerts, Franck médite sur son art ; et ce qui va voir le jour après son Quintette pour piano et cordes en fa mineur (1879) est le fruit de cette macération le conduisant à sacrifier toujours davantage la séduction et les plaisirs faciles, objet de ses trios et concertos pour piano de jeunesse.

Parmi cette moisson d’un des étés indiens les plus miraculeux de l’histoire de la musique, citons la Symphonie en ré mineur, la Sonate pour violon et piano et le Quatuor à cordes en ré majeur. On lui doit par ailleurs de remarquables partitions pour orgue (il fut jusqu’à sa mort le titulaire de l’orgue de la nouvelle église Sainte-Clotilde à Paris), des poèmes symphoniques (dont Le Chasseur maudit) et un célèbre Panis Angelicus. Rarement joué de nos jours, l’oratorio Les Béatitudes témoigne de sa foi profonde. César Franck eut une influence considérable sur les musiciens français de la génération suivante, parmi lesquels Ernest Chausson, Vincent D’Indy ou Guillaume Lekeu.